Voilà déjà plus d’un an que le C.C.C.A.de Namur (le Conseil Consultatif Communal des Aîné·e·s) mène une réflexion sur le repli du secteur bancaire, la suppression des automates et, de façon plus globale, le remplacement de l'argent liquide par la monnaie électronique. Il n’est pas le seul à s’y intéresser : des protestations s’élèvent aussi un peu partout, tant dans le monde politique que dans des organismes tels que Financité, Enéo, Tests-Achats ainsi que via d’autres CCCA en région wallonne. Des contacts exploratoires ont été noués avec le secteur; cependant, les solutions proposées jusqu’à très récemment (projet « Batopin » de redéploiement des distributeurs de billets) n’offrent pas d’alternatives suffisantes au désarroi d’une grande part de la population. 
Afin de relayer les préoccupations liées à ce phénomène et d’éclairer les contacts à poursuivre, le CCCA a mené une enquête qui a permis d’objectiver les préoccupations de la population namuroise. Divers constats ou pistes de solutions en ressortent. "Le nombre d'agences bancaires diminue inexorablement; Namur n'y échappe pas. En parallèle, l'on assiste à une suppression des automates permettant le retrait de liquide et l'impression d'extraits. La répartition de ces agences ou points de contact est très inégale sur le territoire et les moyens de transport en commun n'en facilitent pas l'accès. Le coût des opérations manuelles représente un handicap pour une part non négligeable des aîné·e·s dont les revenus sont parfois limités. La fracture numérique touche entre 25 et 30 % de la population concernée et l'âge n'est pas un critère absolu. Les seniors représentent 1/4 de la population namuroise et les projections les plus récentes du bureau du plan prévoient un accroissement de 50% de cette catégorie dans les 3 décennies à venir (chiffres sensiblement identiques pour la région Wallonne et l'ensemble du pays). Une mutualisation des moyens techniques entre banques (automates) et une commercialisation des produits de base sous le pavillon neutre d’un opérateur public agissant comme prestataire de service paraît une piste intéressante (guichet universel). Le partage d'infrastructures avec des services publics (p ex des gares, des maisons communales), voire la prise en charge d'une partie de leur coût par les communes..."
La Ville de Namur a déjà soutenu cette démarche au travers d’une motion votée à l’unanimité en juin dernier. Le CCCA désire, à présent, mobiliser le pouvoir politique pour une relation client plus humaine, en prenant en compte les motifs d’insatisfaction et souhaits exprimés lors de l’enquête.