Les 20 mois de prison de prison avec sursis probatoire prononcés pour harcèlement et calomnie, le 26 mars 2020 par le tribunal correctionnel de Dinant, n’ont visiblement pas servi de leçon à ce Couvinois. L’homme publiait régulièrement des posts (Ndlr : photos et petits textes) à l’égard de sa voisine qui a un jour eu quelques mots de gentillesse à son égard. "Il a extrapolé cela en une relation sentimentale qui n’a existé que dans son esprit. Il pense avoir été éconduit mais il n’y a jamais rien eu. Je peux comprendre que ce monsieur soit souffrant et isolé socialement, mais il faut que ça cesse", expliquait la partie civile en 2020.

À peine condamné pour ces faits, Ce Couvinois a recommencé. "Ils sont plusieurs à se mettre contre moi. J’ai répondu aux attaques", précise l’intéressé, qui semble relativement fragile. Son avocate confirme : "les victimes ont posté le résultat du jugement sur Facebook et lui y a répondu. C’est difficile pour lui d’être ici alors qu’il se considère comme victime."

L’homme devrait comparaître dans les prochains mois devant le tribunal pour ces nouveaux faits. Mais en attendant, le parquet de Namur demande la révocation du sursis qui assortissait les 20 mois de prison prononcés en mars 2020, puisque le Couvinois n’a pas respecté toutes les conditions qui lui étaient imposées.

La défense propose une interdiction de fréquenter les réseaux sociaux et un éventuel déménagement, bien que la situation financière du prévenu est compliquée.

Le dossier reviendra devant le tribunal en juin prochain avant un jugement définitif.