« Je jure fidélité au Roi, obéissance à la Constitution et aux lois du peuple belge. » Quatre-vingts futurs policiers ont tour à tour prononcé ces mots, devant leurs pairs, mais aussi devant un Denis Mathen, le gouverneur, Richard Fournaux, le député provincial en charge de l’Enseignement, et Raymond Drisket, 1er commissaire et directeur de l’académie de police de la Province de Namur. Une prestation de serment indispensable et un peu particulière puisqu’elle s’est déroulée en ligne, par écran interposé. Du jamais vu.

Depuis près d’un an, la quasi-totalité des cours sont dispensés en distanciel ; seuls quelques cours pratiques ont, depuis peu, repris en présentiel, à l’académie de police.

Le début de carrière des policiers comprend deux moments importants : leur arrivée à l’école de police et leur sortie de l’académie, avec leur affectation. Chaque aspirant qui réussit son parcours de formation reçoit une affectation à la police locale ou à la police fédérale. Cela dit, sur le plan légal, pour qu'il puisse, sur le terrain, poser les actes qui incombent à ses missions (juridiques, judiciaires ou encore administratives), il doit avoir prêté serment.

Ils sont donc 80 aspirants à l’avoir fait. Ces 35 femmes et 45 hommes appartiennent aux promotions 81, 82 et 83. Ils sont issus des provinces de Namur (50), du Brabant wallon (13), du Hainaut (11) et du Luxembourg (5), ainsi que de Bruxelles (1).