Namur Transparencia demande l’accès pour tous les citoyens aux P.-V. du collège et aux dossiers du conseil communal.

"Devant le refus, la mauvaise foi ou l’absence de réponses de la Ville de Namur à nous transmettre les annexes des points publics des conseils communaux ainsi que les procès-verbaux des réunions du collège, nous avons introduit ce jour deux recours à la Cada (Commission d’accès aux documents administratifs)", avertit le réseau Transparencia alors qu’une antenne namuroise vient de démarrer.

Le but ? Rendre au Namurois son accès à l’information, prévu par la loi selon l’article 32 de la Constitution. "Chaque citoyen a le droit d’accéder aux informations détenues par les autorités publiques. Légalement, les autorités publiques doivent répondre", rappelle ainsi Daniel Durvaux, l’une des chevilles ouvrières de l’antenne namuroise. Celui qui a été candidat sous la bannière Oxygène fait une distinction claire entre son engagement politique et sa participation citoyenne. "Transparenca n’est pas politique. Mais il a posé la question de la transparence aux candidats bourgmestres à la veille des élections et Maxime Prévot s’était montré favorable. Depuis trois mois, rien n’a été fait en ce sens. Et l’administration namuroise dépense beaucoup d’énergie à ne pas nous répondre, ce qui explique les deux recours introduits", explique-t-il. "À Watermael-Boitsfort, l’accès aux documents de la commune est donné publiquement depuis plusieurs mois."

Que réclame Transparencia ? Le compte rendu des séances du collège des bourgmestre et échevins namurois, qui se tient chaque jeudi. Ainsi que l’accès aux dossiers des points débattus au conseil communal. "En assistant même chaque mois au conseil communal, on voit les décisions être votées, mais on ne sait pas sur quelles bases. L’opacité entretient un climat de suspicion qui n’a pas lieu d’être dans de nombreux cas", fait-il observer.

Tout le monde peut demander d’avoir accès à certains documents, mais le réseau Transparencia propose une aide pour franchir les obstacles. "Par exemple, la Constitution prévaut sur le règlement de la Ville de Namur. Et si celle-ci estime qu’il y a des risques pour le respect de la vie privée, elle peut tout à fait anonymiser les documents", souligne Daniel Durvaux qui, comme les autres membres de l’antenne namuroise, se veut proactif et pose des questions d’intérêt général.

M.V.