Jean a travaillé pendant des années pour un grossiste en fruits et légumes qui fournissait notamment de nombreux restaurateurs du namurois. Quand celui-ci met un terme à ses activités, c’est tout naturellement qu’il se tourne vers un de ses meilleurs amis, actif dans le même secteur, et lui propose de continuer à travailler pour ses clients mais pour le compte de sa connaissance. C’est donc lui qui facture et collecte les paiements, en liquide, dans des enveloppes, qu’il dépose dans un bureau après sa tournée.

L’ambiance s’est cependant rapidement détérioriée entre les deux hommes et Jean a été licencié en 2014 pour faute grave, une action toujours en cours devant le tribunal du travail. Ce n’est que 2 ans après, en 2016, que son ancien ami et employeur a déposé une plainte avec constitution de partie civile pour un montant de 47.971 euros, que Jean n’aurait pas reversé après avoir touché des paiements chez des clients.

La partie civile demandait début septembre le remboursement de cette somme. Le ministère public estimait pour sa part qu’il ne disposait pas d’éléments suffisamment précis et concordants que pour asseoir la culpabilité de Jean et demandait donc son acquittement. Celui-ci a été prononcé ce lundo.