Quelque 1.000 syndicalistes, selon la police, ont manifesté en front commun vendredi matin à Namur, afin d'interpeller les autorités pour qu'elles augmentent le pouvoir d'achat face à la hausse des prix de l'énergie. La manifestation s'inscrivait dans le cadre de l'action nationale "De l'air pour les salaires". L'action a débuté vers 10h30. Durant une heure, les militants et militantes ont déambulé dans les rues de la capitale wallonne. Tout s'est passé dans le calme, précise la police.

En outre, les syndicats demandent une réduction définitive de la TVA à 6% pour l'électricité et le gaz naturel, l'application du tarif social élargi à durée indéterminée ainsi qu'une correction des prix de l'énergie et du carburant via un système de cliquet inversé systématique. Il est aussi question d'intégrer le carburant dans l'indice des prix utilisé pour indexer les salaires et les avantages sociaux.

En sus, les syndicats demandent une révision de la loi de 1996 encadrant l'évolution des salaires. Une pétition en ce sens a été signée par 90.000 personnes. Ils réclament également une augmentation progressive du salaire horaire minimum à 14 euros et une pension minimale de 1.500 euros net.

L'égalité salariale entre hommes et femmes est aussi au cœur des préoccupations des syndicats, qui souhaitent que l'écart actuel de 22,7% soit comblé. Enfin, la FGTB, la CSC et la CGSLB exigent une réforme fiscale qui fasse contribuer davantage les revenus du capital.

Des actions, couvertes par un préavis de grève, sont menées dans tout le pays par le front commun syndical, en vue d'une manifestation nationale le 22 juin.