Près de quatre mois après l’agression qu’elle a subie, une dame de 65 ans dit être toujours marquée par ce qu’elle a vécu chez elle, le 5 septembre dernier. Ce jour-là, une dame et une ado de 14 ans sont entrées chez elle, comme si de rien n’était. La porte était ouverte. "La fillette voulait aller aux toilettes. Madame a été surprise mais a laissé faire. Quand soudain, un homme est entré comme une furie dans la maison. Il a foncé sur ma cliente, lui a mis des coups au visage, aux jambes et aux côtes. Il lui a aussi lancé une chaise. Elle ne comprenait rien à ce qu’il se passait", explique l’avocate de la partie civile devant le tribunal correctionnel de Dinant. C’est à la suite de l’intervention de la jeune fille de 14 ans que l’individu a cessé d’être violent. "Il a quitté les lieux en s’emparant d’un hoverboard présent dans la maison", ajoute la partie civile.

L’agresseur n’était pas inconnu de la victime puisqu’il s’agissait de son ancien beau-fils, bien qu’elle réfute le fait que sa fille a entretenu une relation avec lui. "Je ne l’avais pas reconnu ! Mais effectivement, il y a cinq ans, j’ai déjà eu des soucis avec lui. Il buvait beaucoup. J’ai un jour dû lui donner un coup de clé à molette à l’épaule et j’avais cassé sa bouteille de vodka", explique-t-elle.

Ce 5 septembre, l’homme qui passait devant chez son ancienne "belle-mère", avec sa compagne et sa fille a pété les plombs. "Encore une fois, c’était dans un contexte de consommation exagérée d’alcool", plaidé la défense, Me Rondiat. "C’est quelqu’un qui a tendance à faire sa loi. Il a besoin d’un suivi psychologique et psychiatrique." Jugement le 30 décembre.