C'est sous les liens du mandat d’arrêt qu’un homme de 35 ans a comparu devant le tribunal correctionnel de Namur, ce jeudi matin. Pourquoi ? Car il s’en est pris à des policiers lors des dernières Fêtes de Wallonie, en septembre dernier. Il se trouvait au poste médical avancé en état d’ébriété quand les policiers ont voulu l’interpeller. Il les a insultés et en a blessé au doigt. “J’étais un peu énervé, je ne me souviens plus bien”, a-t-il expliqué ce jeudi au tribunal.

Ces faits et surtout ses antécédents ont justifié son placement sous mandat d’arrêt. Il a déjà été condamné en 2008 pour rébellion, en 2019 et 2020 pour rébellion et outrages et, enfin, en mars 2021 à 40 mois de prison dont 20 ferme pour des coups sur un agent. Une sanction qui ne lui donne plus la possibilité d’obtenir un sursis. “Et le sursis obtenu en mars risque d’être mis à mal à cause des faits commis en septembre”, a fait remarquer la présidente.

Le prévenu l’a reconnu, il est impulsif et en plus alcoolique. Ce cocktail ne fait pas bon ménage. “Mais depuis 2008, rien n’a été mis en place et monsieur affiche un mépris certain pour les forces de l’ordre. Peut-être qu’une peine sévère et ferme lui fera prendre conscience de son comportement et permettra de protéger les policiers et la population”, a requis le parquet de Namur qui demande trois ans de prison.

Des propos qui ont fait bondir le prévenu en moins de deux, preuve qu’il est impératif de gérer son impulsivité. “Monsieur a été placé quand il était enfant et a vécu à la rue, raison pour laquelle rien n’a été mis en place depuis 2008. Il a néanmoins pu établir un lien de confiance avec quelqu’un, un ancien éducateur qui travaille aussi pour la Croix-Rouge. Ce monsieur lui a déjà tendu la main mais mon client craque après quelques jours. Il veut bien le reprendre chez lui mais il ne le fera pas indéfiniment, raison pour laquelle il faut des conditions”, a plaidé la défense. Une peine de probation autonome a dès lors été demandée. Verdict le 20 janvier.