Namur Le groupe Facebook Sambreville 2.0 veut aider à mieux appréhender l’action politique.

Sambreville 2.0., le groupe Facebook qui cartonne dans la Basse-Sambre. Né quelques jours avant les dernières élections communales de la volonté de Samuel Melchior, un développeur de logiciels de 33 ans. "C’est un débat pré-électoral qui m’a donné l’envie de démarrer ce groupe. Mon impression était qu’en politique le slogan ‘sois jeune et tais-toi’ était toujours d’actualité. J’assistais à une dégradation de la démocratie, une montée des populismes surtout parce que beaucoup n’ont pas connaissance de ce qui se fait au niveau du pouvoir communal."

Le groupe part donc d’une initiative citoyenne pour permettre un meilleur accès à l’information. "Mon but est de tendre le plus possible vers la transparence dans la gestion de la commune. Je ne suis pas de ceux qui disent que les politiciens sont tous pourris, je veux que le travail de tous soit connu. Il ne faut pas généraliser. Je ne veux pas pointer du doigt certaines personnes, ce n’est pas constructif. Et j’ai envie que les gens s’intéressent un peu plus à la politique."

Samuel Melchior ne se considère pas comme un gourou, loin de là. "Je suis cartésien. Le doute est mon moteur, j’ai très peu de certitudes, je me remets sans cesse en question. Mon opinion sur certaines choses évolue, peut changer. Je lis avec attention tous les posts et les commentaires, je ne censure rien. Je fais une modération légère, veillant surtout à ce que chacun puisse s’exprimer en respectant certaines règles de courtoisie."

Notre informaticien a entrepris un long travail mais qui porte déjà ses fruits : en même pas un an, son groupe compte près de 1 400 membres, ce qui est loin d’être négligeable à l’échelle de la commune et surtout pour un groupe qui traite principalement de politique et de gestion communale.

Le contenu évolue sans cesse. Samuel fouille régulièrement sur le site web de la commune pour retrouver des documents intéressants, notamment des plans d’action élaborés il y a quelques années, ce qui permet de voir comment on évolue dans la commune par rapport aux projets proposés. Un seul problème : le temps. "Cette page Facebook me prend beaucoup de temps. J’aimerais m’adjoindre l’un ou l’autre modérateur." À bon entendeur…

LEF