Yves (prénom d’emprunt), vis dans la rue depuis plusieurs années. Entre janvier 2016 et juin 2017, il s’est rendu coupable de harcèlement sur une assistance sociale et une psychologue de la ville de Namur. Si il a commencé par leur envoyer des sms, et des cartes contenant des déclarations d’amour ou des demandes en mariage, il a enchaîné avec des fleurs, des sous-vêtements, avant de passer aux menaces et de se montrer menaçant et injurieux. “J’avoue, mais j’étais fatigué mentalement. L’alcool me permettait de déconnecter mais de manière citoyenne, même si cela me rendait parfois excessif.”

L’expertise du prévenu réalisée met en avant un trouble psychotique affectant sa capacité de discernement, ce qui entraîne un risque de récidive élevé.

Les deux victimes, constituées parties civiles, réclament respectivement 750 euros à titre définitif et un euro à titre provisionnel.

Le parquet de Namur a requis l’internement du prévenu. “Les appels étaient quotidiens, nuit et jour, puis il y a eu les insultes et menaces, des rencontres en rue, le prévenu a commencé à chercher les coordonnées privées de ses victimes.

Le conseil du prévenu, estimant que celui-ci n’avait pas d’attention malveillante, plaide des mesures probatoires pour ce dernier.