Le tribunal correctionnel de Namur a prononcé lundi une peine de prison de 3 ans assortie d’un sursis probatoire pour ce qui excède la détention préventive déjà effectuée à l’encontre d’un homme qui devait répondre de préventions de coups et blessures volontaires, de viols, d’attentats à la pudeur et de harcèlement téléphonique sur son ancienne compagne et de coups simples sur son fils. Le prévenu faisait opposition le 31 janvier à une condamnation de 4 ans de prison prononcée par défaut en juillet 2021. Les préventions de viol, attentats à la pudeur et harcèlement n’ont pas été déclarées établies

Me Eerdekens, conseil du prévenu, plaidait fin janvier une peine assortie d’un sursis probatoire pour son client. « Les faits s’inscrivent dans le contexte d’une relation toxique où les deux protagonistes consommaient de l’alcool tous les deux et se donnaient des coups réciproques. »

Le parquet avait réclamé une peine de 4 ans de prison assortie d’un sursis probatoire incluant un suivi psychologique afin d’encadrer les problématiques d’alcool et de violence du prévenu. « Le couple s’est formé en 2004, 3 enfants sont nés de cette union. Dès le début, les coups, les disputes, l’alcool et la jalousie maladive ont fait entrer la violence dans le quotidien de la victime. Elle était étranglée, tirée par les cheveux, frappée, même pendant sa grossesse. Elle était amoureuse et sous l’emprise de son compagnon. »