Namur Les risques de faire de ce potentiel nouveau site un endroit de stockage définitif sont trop élevés.

Le Collège communal de la Ville d’Andenne a récemment notifié son avis défavorable dans le cadre de l’enquête publique portant sur un projet de stockage sur le site de la centrale de Tihange.

Ce dernier prévoit la construction de trois bâtiments destinés à la manutention ainsi qu’à l’entreposage temporaire d’emballages contenant du combustible nucléaire usé. Il prévoit également le stockage de combustibles usés qui ont passé 4 à 5 ans dans le cœur du réacteur puis deux ans minimum en piscine au sein de chaque unité. D'ici 2023, le stockage se ferait à sec dans des emballages métalliques qui procurent une protection contre les rayonnements ionisants. Le projet devrait permettre au site de Tihange d’obtenir une capacité d’entreposage additionnelle qui permettra, après l’arrêt définitif des centrales, de stocker à sec l’ensemble des assemblages de combustible usé.

L’ensemble du dossier a été examiné par la cellule environnement de la commune d’Andenne. "La situation projetée n’est pas idyllique sachant que les déchets radioactifs s’accumulent sur ce site de Tihange à quelques kilomètres de notre Ville. Pour le moment, le confinement actuel des déchets sur site évite que notre territoire ne soit directement traversé par des convois (train, camion, etc.) transportant des déchets nucléaires. Il est indispensable de voir le très long terme et de rejeter l’idée que le site de Tihange ne soit désigné, un jour, pour stocker indéfiniment les déchets issus des trois centrales nucléaires et/ou qu’il accueille d’autres déchets identiques venus d’autres sites. Il y a également une certitude sur la destination des déchets qui pour le moment restent confinés dans des conditions strictes et sous surveillance accrue", précise le service environnement dans son rapport.

En accord avec cette analyse, le Collège communal d’Andenne s’oppose fermement à ce projet qui représente un danger potentiel pour son territoire et son développement. La commune rejoint ainsi celles d’Engis, Nandrin, Verlaine et Amay en province de Liège qui s’étaient déjà opposées à ce projet.