Après concertation entre la Régie sportive et la Ville d’Andenne, il a été décidé de ne pas rouvrir la piscine au public le 1er juillet.

Le bourgmestre Eerdekens et l'échevin des sports Sampaoli expliquent "En effet, d’une manière générale s’appliquant à tous les bassins de Wallonie, le protocole, comprenant pas moins de 100 recommandations, est impraticable. Outre le délai de minimum 15 jours pour respecter la législation wallonne en matière de contrôle des légionelles présentes dans le circuit de douches ou la qualité des eaux de bassin, les mesures imposées ne peuvent raisonnablement être mises en place sans modifier complètement la gestion de la piscine, ce qui nécessite des efforts colossaux en matière de logistique, de personnel et engendre un impact financier considérable. Ces mesures, et bien d’autres, exigeraint de tripler le nombre de personnes travaillant en piscine pour respecter le protocole relatif à la réouverture des piscines.Ces personnes devraient également être formées préalablement. Des aménagements physiques lourds (parois, plexis, etc.), du matériel sanitaire et d’information nécessiteraient également un temps de mise en place colossal. Ce protocole est tout simplement impraticable !"
Les deux élus poursuivent : "Les piscines publiques sont déficitaires, en moyenne de quelque 600.000 euros par an (350.000 euros à Andenne). Elles remplissent bien entendu un rôle pédagogique, sportif, associatif, sanitaire, voire médical, ou encore de sécurité pour le public dont le coût est important pour les pouvoirs locaux. La crise actuelle a malheureusement imposé une fermeture totale des installations dès le 13 mars 2020 pour les centres sportifs qui entraîne des pertes d’exploitation considérables. Ouvrir à nouveau au public dans des conditions imposant de charges d’exploitation additionnelles et ne permettant que des recettes marginales risque de creuser les finances des centres sportifs qui vont connaître de grandes difficultés financières dans les prochains mois, voire les prochaines années. Cette période estivale, pour de nombreux bassins publics dont celui d’Andenne, sont par ailleurs des périodes où l’absence des groupements scolaires (utilisateurs les plus nombreux) et des associations sportives permettent des maintenances et rénovations car, très souvent, seuls les particuliers occupent la piscine. Le souhait, légitime, de certaines fédérations sportives comme la natation de retrouver leurs infrastructures ne doit pas masquer tous les éléments précités. Nous comprenons le désarroi de nombreux nageurs qui ne peuvent pratiquer leur discipline mais la prudence, en cette période, s’impose. A Andenne, les clubs locaux utilisant le bassin ne souhaitent pas occuper la piscine durant l’été et reprendront leurs activités au mois de septembre. La Régie sportive va réaliser des travaux dans la piscine afin d’installer un système de vidéosurveillance et de détection des noyades. Ces travaux, au terme d’un marché public antérieur à la crise du coronavirus, sont absolument nécessaires pour garantir encore davantage la sécurité de nos nageurs. Ces travaux devraient durer durant tout le mois de juillet.
A l’issue de cette période, et en fonction de l’évolution de la crise et des recommandations du CNS, la Régie sportive, en concertation avec la Ville d’Andenne, étudiera la possibilité d’ouvrir à nouveau la piscine, si c’est envisageable, dans des conditions plus logiques et moins contraignantes, plus logistiquement acceptables, financièrement soutenables et totalement sécurisées pour le public.