Namur Un nouveau contrat-programme jusqu’en 2023.

Le centre culturel planchait dessus depuis plus d’un an, et cette fois, c’est dans la poche. Il a redéfini ses objectifs et ses priorités pour déposer auprès de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) une demande d’un nouveau contrat-programme pour la période 2019-2023. Contrat qu’il vient d’obtenir, avec moyens financiers supplémentaires à la clé. Rencontre avec le directeur du centre culturel, Omar Bouchahrouf.

Vous allez réorienter votre action ?

"Pour ce contrat-programme, nous nous sommes fondés sur le nouveau décret et la méthode de travail qu’il impose pour sonder les habitants sur leurs attentes en matière culturelle. Pendant un an, nous avons lancé une analyse, organisé plusieurs appels, interrogé le public durant nos propres manifestations. Il en est ressorti qu’il existe une véritable attente vis-à-vis de la réduction des inégalités dans l’accès à la culture. Concrètement, cela signifiait pour nous être beaucoup plus ouverts, beaucoup plus présents dans les différentes entités. Nous visons une culture de proximité, devons aller dans les villages. Pour Ohey par exemple, qui dépend de nous, on doit proposer l’art de la scène dans la nouvelle salle, et aussi y faire entrer le théâtre scolaire."

Vous serez aussi davantage dans les villages andennais ?

"Un autre projet est d’investir des lieux symboliques villageois, qui ont une valeur patrimoniale. Ce sera notamment le cas dans les églises d’Andenelle et de Bonneville, pour des concerts de musique classique, un genre musical sur lequel nous allons mettre l’accent. Nous allons également accentuer nos créations nomades. C’est-à-dire proposer, dans des petites salles communales ou des réfectoires d’écoles, des ateliers de théâtre, de céramique ou autres. C’est surtout un prétexte à inciter les gens à trouver une expression artistique. Le fruit de ces ateliers sera présenté lors d’une grande exposition en 2022."

Côté budget, quelles sont les nouvelles ?

"Elles sont excellentes. En fait, la subvention sera progressive. Jusqu’ici, nous recevions 130 000 euros par an de la FWB. Pour 2019, ce sera 154 600, soit une différence de plus de 20 000 euros qui va nous permettre de gommer notre déficit structurel, en partie lié aux frais annexes à notre bâtiment. Les années suivantes, la dotation va continuer d’augmenter pour atteindre 170 000 euros en 2023."

L.S.