Un trafic de stupéfiants se déroulait à la prison d’Arlon

Une agent pénitentiaire anciennement attachée à la prison d’Arlon et la mère d’un détenu ont été privées de liberté mardi dernier. Sous mandat d’arrêt, elles ont été inculpées pour corruption et association de malfaiteurs.

Elles sont notamment suspectées d’avoir introduit des GSM dans l’établissement. Des armes ont également été saisies chez la mère du détenu. Ces arrestations ont été réalisées dans le cadre d’une enquête menée par la police judiciaire fédérale de Liège, en collaboration avec leurs confrères de la province du Luxembourg.

Les deux femmes arrêtées sont soupçonnées d’être liées à un réseau international de trafic de stupéfiants. Par ailleurs, en novembre, un autre agent pénitentiaire de la prison de Marche-en-Famenn, avait été également placé sous mandat d’arrêt pour trafic de haschich dans le cadre de cette affaire.

Pour rappel, les enquêteurs ont réussi à démanteler ce trafic de stupéfiants. 14 perquisitions simultanées en lien avec ce dossier ont été menées mardi dernier, sur les provinces de Liège, du Limbourg, d’Anvers, du Luxembourg et en région bruxelloise. Au total, près de 120 policiers ont participé à cette opération.

Une trentaine d’entre eux ont perquisitionné la prison d’Arlon, débouchant sur l’arrestation des deux femmes. Sur l’ensemble du territoire, une petite dizaine de personnes a été mises sous mandat d’arrêt. Près de 22.000 € et 1,5 kg de stupéfiants (marijuana, cocaïne et héroïne) ont été saisis.

Le haschich, importé par le réseau depuis le Maroc, transitait par l’Espagne avant d’arriver en Belgique. S’il semble que la majorité de cette marchandise était destinée à être revendue dans l’arrondissement de Liège, il y avait plus que probablement d’étroits liens avec la province du Luxembourg.

D’ailleurs, au vu de l’ampleur des faits qui se sont déroulés à la prison d’Arlon, cette affaire fait désormais l’objet d’une nouvelle instruction judiciaire dans l’arrondissement du Luxembourg.