Le 19 mai 2017, une bagarre impliquant deux individus a eu lieu devant un night-shop de Mazy (Gembloux). Les deux protagonistes ont été blessés : épaule luxée pour l’un, multiples fractures pour l’autre. Des peines de cinq mois de prison ont été requises par le parquet de Namur à leur encontre

Une nouvelle scène de violence a eu lieu le lendemain de cette bagarre. L’ami de celui qui a souffert de plusieurs fractures a voulu le venger. "Il est venu chez moi avec un bras dans le plâtre et une tête totalement défigurée. Il ne voulait pas me dire qui lui avait fait ça mais j’ai fini par le savoir. C’est une personne que je connaissais, avec qui j’étais à l’école. Je lui ai téléphoné. Il m’a mal répondu. Il était sous influence. Je suis entré dans une rage folle", explique l’individu dont la rage a été accentuée par le fait d’avoir perdu son grand-père deux semaines plus tôt.

Ce dernier s’est rendu avec d’autres personnes au domicile de cette personne avec un pistolet d’alarme et un autre à plomb. Selon les victimes, il a fait usage de ce pistolet à plomb pour leur tirer dessus. Ce qu’il conteste. "J’ai tiré avec le pistolet d’alarme qui s’est cassé en 1.000 morceaux après le premier coup de feu. J’ai ensuite pris le pistolet à plomb mais il n’était pas chargé. Les détonations ? Il fonctionne avec du CO², il ne fait pas de bruit quand on tire." Les blessures constatées ? La victime se les serait faites en escaladant une barrière, dans sa fuite.

Le tribunal a rendu son jugement ce lundi : les deux protagonistes sont condamnés à des peines de de travail de 100 et 50 heures.