Le FAST Hackathon, qui avait pour objectif de retrouver 40 criminels en fuite, a été organisé par la Fugitive Active Search Team (FAST) de la Police Fédérale. La force de cette opération de recherche a résidé dans l'étroite collaboration et l'échange d'expertise entre de nombreux spécialistes de la Police Fédérale et de la Police Locale, de la Sûreté de l'État (VSSE), du Service général du renseignement et de la sécurité (SGRS) et des douanes et accises. Pour mener à bien cette opération, les spécialistes ont eu recours essentiellement à l'open source intelligence, en investiguant des sources ouvertes. En effet, malgré leurs nombreux efforts pour passer inaperçus, les fugitifs finissent toujours par laisser l'une ou l'autre trace.

Le 30 mars, le jour du hackathon, un premier fugitif a déjà pu être arrêté. Il s'agissait d'un homme qui s'était échappé de prison en Macédoine du Nord en 2021 et qui était donc recherché par les autorités de ce pays. Étant donné que cet individu avait déjà résidé en Belgique par le passé, il était assez probable qu'il se cache en Belgique. Assez rapidement, en se basant sur des renseignements tirés de sources ouvertes, les spécialistes ont pu déterminer un endroit où la personne se cachait très probablement.

Quelques heures plus tard, l'équipe FAST, épaulée par l'unité d'arrestation spécialisée de la Police Locale de Namur, a pu mettre la main sur le fugitif dans une ferme à Sauvenière, une commune de l’entité de Gembloux, dans la province de Namur. Après son interpellation, l'homme a été déféré devant le juge d'instruction, qui l'a arrêté en vue de son extradition vers la Macédoine du Nord.