La cour d’assises de Namur a poursuivi mercredi le procès de Styven Cumero, né en 1991, accusé du meurtre de Jeanette Katzenberg, née en 1978, commis dans un lieu indéterminé à une date comprise entre le 24 et le 29 juillet 2015.

L’accusé doit également répondre de vol, de tentative de viol et d’attentat à la pudeur sur Veronique G, entre Charleroi et Floreffe, le 28 septembre 2015, de viol sur Jamila B à une date indéterminée entre le 1er janvier 2016 et le 7 septembre 2018 à Marchienne-au-Pont, et d’outrage aux mœurs le 17 août 2018 à Floreffe sur une mineure. Styven Cumero nie à ce stade tous les faits qui lui sont reprochés sauf l’outrage aux mœurs.

Veronique G, qui accuse Cumero de vol, de tentative de viol et d’attentat à la pudeur a été entendue par la cour mercredi après-midi. Celle-ci déclare : « Le 28 septembre 2015, il m’a chargée en voiture pour une passe qui devait avoir lieu dans la région de Couillet. Je l’avais déjà rencontré une fois et cela s’était bien passé. Cette fois-ci, il a pris la direction de Namur. J’ai paniqué, je lui ai hurlé de faire demi tour, il m’a dit d’arrêter de crier que sinon cela allait mal se passer. Il a continué sa route. » Les deux protagonistes arrivent dans un bois situé à proximité de Floreffe. « J’ai vu qu’il enfilait un gant noir de jardinage. J’ai eu peur et j’ai pris la fuite. J’ai essayé de me réfugier dans une maison mais personne n’a ouvert. J’ai voulu faire du stop pour rentrer et il est revenu. Ayant peur de ne pas pouvoir rentrer à Charleroi, je suis montée. Il s’est arrêté à un moment, il m’a demandé de lui faire une fellation gratuitement. J’ai refusé, il m’a tirée par les cheveux. Il m’a pincé l’entrejambe, je suis sorti de la voiture en y laissant mon sac et il est parti. »

Alors que Cumero nie les faits et dit ne pas se souvenir de Véronique G, cette dernière l’identifie formellement et cite notamment de mémoire sa plaque d’immatriculation. Elle a pu guider les enquêteurs jusqu’au bois de Floreffe, celui de Soye, où le corps de Jeanette Katzenberg a été retrouvé et à proximité duquel l’accusé résidait à l’époque. «Aujourd’hui, j’ai la haine contre lui », déclare la victime.

La victime de l’outrage aux mœurs de la part de Cumero, qui a eu lieu en 2018 à Franière a également été entendue. « Je marchais au bord de la route. Il s’est arrêté près de moi et m’a demandé la direction pour Namur. Il se masturbait devant moi, j’en suis certaine. J’ai noté sa plaque et suis partie. J’ai eu très peur. Durant tout un temps, je sursautais quand un vélo partait à côté de moi, ma mère devait m’accompagner pour prendre le train. ». Cumero a reconnu ces faits pour la première fois lundi. Questionné par la présidente Jackers, il explique : « J’ai nié car on me reprochait de plus en plus de choses, je ne voulais pas qu’on m’enfonce plus. Je veux me remettre dans le droit chemin, cela ne servait à rien de nier cela. Je m’excuse. »