La cour d’assises de Namur a poursuivi mardi le procès de Styven Cumero, né en 1991, accusé du meurtre de Jeanette Katzenberg, née en 1978, commis dans un lieu indéterminé à une date comprise entre le 24 et le 29 juillet 2015.

Jamila B, 23 ans, qui s’est plainte d’un viol de la part de Cumero, a été entendue mardi après-midi. Alors que l’accusé affirme qu’elle était amoureuse de lui, elle déclare que c’était le contraire. « C’était à un moment un ami, nous étions souvent ensemble et il est tombé amoureux de moi. Quand il buvait, il était différent. Ce soi-là, sans doute en 2017, nous étions dans sa voiture, il avait bu, nous avions fumé du cannabis et nous nous sommes endormis sans avoir entretenu de rapport sexuel, ce pourquoi il m’avait payée. A son réveil, il m’a forcée à avoir une relation sans préservatif et a éjaculé en moi. Quand il avait trop bu, il était instable, nous avons notamment été mis dehors d’un hôtel de passe par le passé. »

L’audition vidéofilmée d’une jeune fille aujourd’hui agée de 23 ans avec qui Cumero a noué une relation en 2015 pendant une année a été diffusée à l’audience. En pleurs, la victime déclare : « J’en fais encore des cauchemars. Il m’a piégée et m’a détruite intérieurement. J’ai failli m’ouvrir la carotide suite à notre relation. Il avait tous les vices, était jaloux et possessif. A la fin, nos relations sexuelles étaient pratiquement des viols. Il me faisait des choses que je ne voulais pas, m’a bâillonnée , alors que je lui faisais confiance. J’étais sa chose, je n’ai pas d’autres mots, il voulait me dominer et je devais le satisfaire. Il ne demandait pas et me prenait et cela me faisait mal. Il m’immobilisait de tout son poids. »