La cour d’assises de Namur a prononcé mardi une peine de prison de 25 ans à l’égard de Styven Cumero, 29 ans, reconnu coupable lundi du meurtre de Jeanette Katzenberg, de viol sur Jamila B, de tentative de viol sur Veronique G, et d’outrage aux mœurs sur une mineure.

Dans son arrêt, la cour tient compte de la gravité et de la multiplicité des faits, du fait que certains aient été commis sur une mineure, mais aussi du mépris des valeurs et de la dignité humaine dans le chef de l’accusé. Le risque de récidive et les conclusions des experts psychologues et psychiatres ont été pris en compte, tout comme le désinvestissement des parents biologiques de Cumero.

Plus tôt dans la journée, la défense de Styven Cumero avait mis en avant deux circonstances atténuantes, à savoir l’absence d’antécédent et le parcours de vie du jeune homme, qui a déjà effectué 2 ans et demi de détention préventive. L’avocat général Marc Servais avait requis mardi matin une peine de 30 ans de réclusion et une mise à disposition du tribunal d’application des peines pour une durée de 10 ans.

Plus tôt dans la journée, la défense de Styven Cumero avait mis en avant deux circonstances atténuantes, à savoir l’absence d’antécédent et le parcours de vie du jeune homme, qui a déjà effectué 2 ans et demi de détention préventive. L’avocat général Marc Servais avait requis mardi matin une peine de 30 ans de réclusion et une mise à disposition du tribunal d’application des peines pour une durée de 10 ans.

L’avocat général Marc Servais avait requis plus tôt dans la journée une peine de 30 ans de réclusion et une mise à disposition du tribunal d’application des peines de 10 ans.

Si l’avocat général estime que le fait que Cumero ait été délaissé par ses parents peut être considéré comme une circonstance atténuante, il mettait en avant les multiples faits commis par l’accusé, mais également son absence complète d’amendement et de prise de responsabilité. “Il est dans le déni complet, il a tout essayé, expliquant notamment que toutes ses victimes étaient des menteuses. Il a joué, mais il a perdu.”

Marc Servais poursuivait : “Je ne suis pas rassuré par sa personnalité. Le meurtre de Jeanette Katzenberg n’était pas un fait isolé, et les autres faits comportaient aussi un caractère sexuel. La dangerosité dans son chef est avérée. Les psychiatres et psychologues le décrivent comme un psychopathe franc, au risque très élevé de récidive. Styven Cumero représente un danger social.”

La défense de Styven Cumero avait mis en avant deux circonstances atténuantes, à savoir l’absence d’antécédent et le parcours de vie du jeune homme de 29 ans, qui a déjà effectué 2 ans et demi de détention préventive.

“Il existe pour lui des perspectives si il s’abstient de consommer de l’alcool et du cannabis, si il entame un suivi psychologique et un suivi de groupe et si il suit un encadrement socio-professionnel. Il a des possibilités. Son jeune page est synonyme d’espoir d’amendement”, soulignait Me Leboutte. L’avocat dinantais précisait que le casier de son client ne présente à ce stade qu’un antécédent en matière de roulage et qu’il ne se trouve donc pas en état de récidive, n’ayant jamais été condamné à une peine et n’ayant jamais connu la prison. Ce qui constitue une première circonstance atténuante.

Me Leboutte a demandé à la cour de retenir une seconde circonstance atténuante, à savoir le parcours de vie et l’enfance malheureuse de son client. “Ses parents étaient tous les deux en IPPJ quand ils ont décidé de concevoir un enfant, sa mère avait 16 ans et son père n’en avait pas 18. Il a été incarcéré au lendemain de la naissance du bébé et 7 jours plus tard, Steven a été retiré à sa mère pour être placé en pouponnière car elle ne savait pas s’en occuper. Ses parents lui ont directement tiré une balle dans le pied. Ils ont refait surface pour terminer le travail à son adolescence. Sa mère, qui a eu 8 enfants après lui, lui a promis de le revoir, il attend toujours. Son père l’a tabassé quand il lui a dit qu’il fumait. Ses parents étaient les deux grands absents de ce procès, ils l’ont abîmé et il est tombé dans les paradis artificiels pour pallier ce manque. Il n’est pas responsable de ce mauvais point de départ dans la vie.”

Les parents de Jeanette Katzenberg ont demandé la restitution des bijoux que portait la jeune femme retrouvée morte dans le bois de Soye en juillet 2015.