La cour d’assises de Namur a poursuivi vendredi le procès de Xavier Van Dam, accusé de séquestration, viol, et assassinat sur Wivinne Marion, le 1er novembre 2018 à Namur.

Dans le cadre de l’enquête de moralité relative à l’accusé, une victime a témoigné vendredi après-midi. Le 18 novembre 2012 vers 5h du matin, Xavier Van Dam a brisé la porte de garage pour pénétrer dans une habitation située à 5 maisons de son lieu de résidence. La victime explique : « Mon mari était parti travailler. J’ai entendu un craquement dans les escaliers et je me suis levée. J’ai senti une odeur de cigarette dans la maison, or, personne chez nous ne fume. J’ai été dans la chambre de mon garçon puis dans celle de ma fille. Il était contre la porte de la garde-robe, masqué et ganté. Il m’a donné un coup au front et j’ai hurlé, je suis tombée. Il m’a donné des coups de pied alors que j’étais au sol. Ma fille s’est réveillée. »

La victime poursuit : « Il a dévalé les escaliers. Je me suis enfermée avec les enfants, bloquant une porte avec une commode. J’ai sauté par la fenêtre, de 3 mètres de haut, et j’ai demandé à mes enfants de me suivre. »

La voisine de Van Dam reste traumatisée par cette expérience. « Je ne sais pas ce qu’il voulait, il n’a rien volé et je ne le saurai sans doute jamais. Il a été arrêté le dimanche matin et relâché dans l’après-midi. Nous avons été suivis par un psychologue. Nous avons dû nous reconstruire, nos enfants ont été chez le pédopsychiatre. Après les faits, nous étions tétanisés, car il habitait à 5 maisons de là. » Pour ces faits, Van Dam a été condamné à une peine de travail de 120 heures en 2015, pour violation de domicile et coups et blessures ayant entraîné une incapacité.

Il a par ailleurs bénéficié de la suspension du prononcé pour des faits de vente de cannabis et a été condamné à deux reprises pour des faits de roulage : non-respect des limitations et conduite en état d’ivresse et délit de fuite.