La cour d’assises de Namur a poursuivi mercredi le procès de Lonnie Meunier, un trentenaire originaire de la région de Chiny qui doit répondre du meurtre de Marie-Claire Wauthier, commis à Gembloux le 3 juin 2017.

Durant toute la journée des proches de Lonnie Meunier se sont succédé à la barre pour évoquer l’accusé. A commencer par son père. Il a évoqué les difficultés scolaires de son fils, mais aussi le fait que celui-ci était courageux et avait toujours travaillé. Mais aussi un incident survenu en 2006 et qu’il relativise : une altercation entre lui et son fils lors de laquelle celui-ci lui a donné deux coups de couteau. "Je n’en garde pas de trace, ce n’était pas si grave ». Suite à cela, Lonnie Meunier est parti habiter durant plusieurs mois chez une tante paternelle, il n’a plus vu son père durant 5 ans. L’accusé a passé les heures qui ont suivi les faits avec son père, avec qui il jouait à la pétanque quand il a été contacté par téléphone par la police. « Il m’a dit qu’il était dans la merde, que c’était grave. Il avait l’air un peu perdu."

La mère de l’accusé a également pris la parole. "Il est super gentil, sociable, on peut toujours compter sur lui. C’est mon fils, donc c’est le meilleur. Je ne l’imagine pas partir avec le projet de tuer quelqu’un. Quand on m’a parlé des faits, je me suis dit que ce n’était pas possible. Je n’arrive pas à comprendre. Il aime les femmes, c’est une réalité, lui et des amis ont déjà dragué des copines à moi."

La sœur de l’accusé évoque quelqu’un de calme, posé, tranquille et généreux. "Notre maman travaillait, il s’est occupé de moi et de nos 2 frères pendant 2 ans, il nous faisait à manger, nous faisait faire nos devoirs."