La cour d’assises de Namur a poursuivi mardi le procès de Xavier Van Dam, accusé de séquestration, viol, et assassinat sur Wivinne Marion, le 1er novembre 2018 à Namur.

Des prélèvements sanguins et urinaires réalisés sur Xavier Van Dam, il ressort que celui-ci avait consommé de l’alcool et de la cocaïne le jour des faits. Son taux d’alcool est estimé 1,53 gramme par litre ce jour-là à 8h53. Mélangées, les deux substances produisent des effets plus prononcés et plus longs et peuvent notamment développer l’agressivité, la violence physique et les pulsions sexuelles.

Selon l’expert judiciaire, les échantillons de terre collectés sur les vêtements de la victime dans le cadre d’une étude des sols, minérale et botanique, confirment que ceux-ci proviennent du chemin des Tombes, où Wivinne Marion aurait été agressée par l’accusé. Le pantalon de Van Dam porte des traces de terre provenant du même endroit, des résidus végétaux pouvant provenir du bois Lahaux ont été également relevés sur le legging de la victime. Il apparaît que la victime a été traînée par les pieds sur le dos.

Des travaux de l’expert automobile, il ressort que la dynamique de poussée de la Renault Laguna de Van Dam dans l’eau correspond aux traces observées sur les berges de la Sambre à Flawinne. Van Dam a braqué les roues vers la gauche pour l’immerger dans l’eau, où la voiture a été retrouvée sur le toit. Aucune défectuosité n’a été relevée sur le véhicule. L’hypothèse selon laquelle Van Dam, seul, aurait poussé la voiture dans l’eau, est confirmée.

Les analyses ADN confirment pour leur part que les profils ADN de l’accusé et de la victime se retrouvent dans les prélèvements réalisés dans le vagin et l’anus de la victime. Le sang relevé sur la montre de Van Dam est celui de Wivinne Marion.Le profil génétique de la Namuroise est mis en évidence sur le pull et le pantalon de l’accusé, alors que des mélanges de leurs profils génétiques sont aussi présents sur le legging, le soutien-gorge, et la pochette de GSM de Wivinne Marion.