L’avocat général, évoquant des faits innommables, a demandé à la cour de ne retenir aucune circonstance atténuante à Van Dam, au vu de son absence de respect, d’humanité et au vu "de la sauvagerie sans nom" dont a fait preuve Van Dam. L’avocat général rappelle : "Dans le fourgon, l’accusé a déclaré que pour les gens comme lui, c’était la peine de mort. A une psychologue, il a dit que si c’était lui qui avait commis les faits, il méritait de passer sa vie en prison."

Au sujet de la personnalité de Van Dam, Mme Seminara souligne que même s'il est né dans une famille monoparentale, mais que son grand-père a joué le rôle de figure paternelle, au sein d’une famille aimante. L’avocat général rappelle les antécédents du Namurois, expliquant comment il a traumatisé une mère et ses enfants en 2012, ce qui lui vaudra en 2015 une condamnation pour coups ayant entraîné une incapacité et violation de domicile.

Le caractère de Van Dam et ses traits psychopathiques impliquant un risque de récidive réel sont également rappelés, comme cause de son passage à l’acte. "Cet assassinat n’est pas un accident de parcours. C’était dans ses gènes."

L’avocat général requiert la perpétuité et une mise à disposition du tribunal d’application des peines de 15 ans, "une peine à la mesure de la gravité exceptionnelle des faits commis par l’accusé et de la douleur des proches de Wivinne Marion. Il ne lui a laissé aucune chance, il l’a assassinée, violée et séquestrée avec rage. Il ne respecte pas les autres et ne respecte pas la femme, sa personnalité est inadaptée à la vie en société, il est dangereux, le risque de récidive est bien présent. La famille de Wivinne doit ressortir de cette salle avec le sentiment que justice a été faite."