La cour d’assises de Namur a poursuivi vendredi le procès de Lonnie Meunier, un trentenaire originaire de la région de Chiny qui doit répondre du meurtre de Marie-Claire Wauthier, commis à Gembloux le 3 juin 2017.

Avant que les jurés n’entrent en délibération au sujet de la culpabilité de l’accusé Lonnie Meunier peu après 10h, les avocats de ce dernier, Mes D’agristina et Smolders-Pierre ont demandé à ce que deux questions soient ajoutées aux 13 autres auxquels devront réponde les jurées : "Lonnie Meunier a-t-il volontairement fait des blessures et porté des coups à Marie-Claire Wauthier" et "Ces coups et blessures volontaires ont-il entraîné la mort de Marie-Claire Wauthier sans intention de la donner".

Parmi les 13 autres questions, outre celles relatives au vol de carte bancaire et à l’incendie déclenché par l’accusé, on retrouve celles relatives à l’homicide, volontaire ou involontaire, avec ou sans préméditation, mais aussi celles relatives aux faits de tortures qui auraient éventuellement été infligés à la victime.

Le samedi 3 juin 2017, Marie-Claire Wauthier, 59 ans a été découverte au n° 8 de la rue Gustave-Docq à Gembloux par les pompiers de la Zone de police Nage. Bâillonnée, ligotée aux poignets et aux chevilles et attachée à son lit. L’autopsie a confirmé que la victime est morte étouffée et étranglée. Pour faire croire à un vol, Lonnie Meunier, un jeune père de famille de Chiny, lui a volé sa carte de banque et a bouté le feu au matelas. Il avait été identifié grâce aux caméras de surveillance de l’immeuble gembloutois.