La cour d’assises de Namur a poursuivi jeudi le procès de Xavier Van Dam, accusé de séquestration, viol, et assassinat sur Wivinne Marion, le 1er novembre 2018 à Namur.

Les témoins de personnalité de Wivinne Marion ont pris la parole en début d’après-midi. La maman de la victime évoque les faits: "Ce jour-là, j’ai ressenti qu’il s’était passé quelque chose de grave, physiquement, je n’ai jamais ressenti cela ni avant ni après. C’est très dur de savoir qu’elle a subi un tel martyre, un calvaire. On n’imagine pas que cela puisse arriver."

D’après sa maman, enfant, elle était "vive, spontanée, câline, précoce. Elle a réussi ses études de médecin sans problème. Elle avait du caractère, je la citais en modèle pour ses deux sœurs cadettes."

La mère de Wivinne Marion avait une relation fusionnelle avec sa fille. "C’était un peu ma sœur, je me confiais beaucoup à elle. Aujourd’hui, c’est très dur. Ses enfants sont admirables, ils continuent à vivre, à parler de leur maman. Ils ont un papa merveilleux. Je les vois deux fois par semaine., ils sont bien entourés. Wivinne était bien dans sa tête et dans son corps.Quand elle est décédée, nous avons reçu des messages de parents d’enfants dont elle s’était occupée en tant que pédiatre, c’était très touchant. C’était la fille rêvée, c’est très dur de l’avoir perdue. Aujourd’hui, je me consacre à mes petits enfants, je continue à vivre, je ne peux pas me laisser aller même si c’est dur car mes petits-enfants m’apportent beaucoup de bonheur. Je lui parle souvent, je l’embrasse."

S’adressant au président Warnon, la maman de Wivinne Marion demande à Xavier Van Dam s'il imagine ce qu’est la douleur d’une maman de perdre son enfant dans de telles circonstances. Van Dam répond : "Je ne peux pas imaginer cette douleur, c’est impossible", avant de fondre en larmes et de fixer le sol.

Le père de Wivinne Marion souligne son intelligence exceptionnelle et son énorme humanité. Ses deux sœurs et son demi-frère la citent en exemple. Son demi-frère parle d’elle comme "une deuxième maman". Son beau-père parle d’une "maman poule", "exemplaire en tous points de vue", ajoutant, "ce drame je le vis au quotidien avec ma compagne, le mot bonheur est désormais exclu du vocabulaire."