Après la lecture de l’acte d’accusation par l'avocat général Goblet , Me D’Agristina, qui défend l’accusé en compagnie de Me Molders, a pris la parole. « Notre client s’est expliqué et tient la même version depuis le premier jour. Il n’a pas voulu la mort de Marie-Claire Wauthier."

Marie-Claire Wauthier. Agée de 60 ans au moment des faits, celle-ci était originaire de Tourinnes-Saint-Lambert. Elle s’est mariée pour la première fois en 1974 et est devenue mère à 17 ans. 6 ans plus tard, le couple divorce et Marie-Claire Wauthier se remarie. Elle devient maman d’un garçon en 1982. Le couple se sépare en 1996 , ce qui « anéanti » la future victime. Après une nouvelle rupture difficile, elle s’installe à Gembloux en 2015 et rencontre un nouveau compagnon en 2016. Marie-Claire Wauthier est présentée comme très indépendante, très mature et secrète. Elle était cependant confrontée à d’importantes difficultés financières. Elle avait en effet contracté plusieurs emprunts pour rembourser les dettes de son second mari. Cette situation précaire s’est encore compliquée quand elle a reçu son préavis, qui devait se terminer en août 2017.

Lonnie Meunier, qui a toujours habité à Chiny, travaillait depuis 2015 pour une société luxembourgeoise active dans le montage et le démontage d’échafaudages, après un parcours scolaire chaotique. Depuis 2015, il était en couple avec une compagne de 10 ans son aînée, avec qui il a eu un petit garçon en mars 2017, quelques mois avant les faits. En 2006 après une altercation, Meunier avait porté un coup de bottine au visage de son père et lui avait donné 2 coups de couteau au torse.

Des conclusions des légistes, il ressort que Marie-Claire Wauthier est décédée d’asphyxie mécanique, causée par l’entrave des orifices respiratoires et par les manœuvres réalisées pour essayer de se détacher des liens qui la maintenaient. Elle était décédée au moment où l’incendie s’est déclaré.

De l’expertise psychologique de Lonnie Meunier, il apparaît que celui-ci présente une personnalité stable en surface mais qu’il masque des désirs non exprimés et non assumés à travers une personnalité à deux facettes. Il montre peu d’intérêt pour autrui et présente une tendance anti-sociale. Il ne souffre pas d’une pathologie mentale.

Les débats se poursuivront lundi après-midi avec l’interrogatoire de Lonnie Meunier par la présidente Annick Jackers et la présentation du chef d’enquête.