Des expertises médico-légales réalisées dans le cadre de l'enquête sur le décès de Marielle Tournay, morte sous les coups de Luc Nem le 28 novembre 2019 à Assesse, il ressort « qu’il s’agit d’un décès aux causes multifactorielles, provoqué par les multiples traumas (crânien, thoracique, hémorragie abdominale) associé vraisemblablement à une asphyxie par compression des voies respiratoires. » La victime présentait 20 côtes cassées, un pneumothorax, son nez et sa clavicule droite étaient cassés, elle présentait différents hématomes au niveau du crâne, sa rate était déchirée, son foie lacéré. Les experts « émettent l’hypothèse que Luc Nem aurait pu se mettre debout ou à genoux sur le torse de la victime, donner des coups de genou ou des coups de pied ».

Selon le Dr Duverger, qui évoque un scénario meurtrier d’une extrême violence, au vu des différents traumatismes, la victime n’avait plus de chance de survie. Plusieurs côtes étant fracturées à plusieurs endroits, la victime présentait entre 30 et 35 fractures. Deux des fractures étaient réparées et donc plus anciennes. La tête a reçu 4 ou 5 coups directs, mais aussi des coups par projection de celle-ci au sol.

Les débats se poursuivront mercredi avec les auditions des différents témoins de moralité et de personnalité. Les plaidoiries interviendront jeudi, le verdict est attendu vendredi.