La cour d’assises de Namur a poursuivi mercredi le procès d’Erhan Murat, 46 ans, accusé du meurtre de Raphaël Warnant, 34 ans, commis à Vitrival, dans l’entité de Fosses-la-Ville, le 14 septembre 2018.

Les proches de Raphaël Warnant ont mis en avant son grand sens de la justice, notamment par rapport à ses amis. « Il ne provoquait pas les bagarres mais intervenait pour défendre ses amis, quand il se battait, c’était souvent pour les autres ». Des déclarations qui cadrent avec les circonstances de sa mort, étant donné qu’il s’est interposé dans une altercation entre Erhan Murat, l’accusé, et un de ses amis. L’origine de ce comportement est à chercher du côté de la jeunesse de la victime, raillée à cause de ses origines modestes, « il avait depuis décidé de ne plus se laisser faire », précise un cousin. Warnant est décrit comme impulsif, voire soupe au lait, mais pouvant également se calmer rapidement. Le décès de son père dans l’incendie de la maison familiale a profondément marqué l’habitant de Bioul, qui a été condamné pour des coups sur le bourgmestre d’Anhée par le passé.

Raphaël Warnant était excessivement habile de ses mains et pouvait prendre en charge tous les travaux d’un bâtiment, « une bête de travail », qui avait « de l’or dans les doigts »

Une ex compagne de la victime le décrit comme un grand sorteur, « au tempérament de feu » , « une force de la nature », pour qui le décès de son papa a été vécu comme une descente aux enfers. « Il pouvait être totalement incontrôlable et puis être la meilleure personne que vous puissiez rencontrer. Il pouvait se montrer violent, y compris avec moi, quand il avait pris du cannabis ou de la cocaïne. Il était parfois fou furieux et bipolaire, il a détruit ma vie et a brisé mes rêves. ». Une proche voisine précise « qu’il se pensait invincible ».