La cour d’assises de Namur a entamé le 22 mars le procès de Styven Cumero, né en 1991, accusé du meurtre de Jeanette Katzenberg, née en 1978, commis dans un lieu indéterminé à une date comprise entre le 24 et le 29 juillet 2015.

L’accusé devait également répondre de vol, de tentative de viol et d’attentat à la pudeur sur Veronique G, entre Charleroi et Floreffe, le 28 septembre 2015, de viol sur Jamila B à une date indéterminée entre le 1er janvier 2016 et le 7 septembre 2018 à Marchienne-au-Pont, et d’outrage aux mœurs le 17 août 2018 à Floreffe sur une mineure.

Dans son arrêt, la cour d’assises de Namur a tenu compte des conclusions des experts, de la présence de l’ADN de l’accusé sur le corps de Jeanette Katzenberg retrouvé dans le bois de Soye, mais aussi de la téléphonie, des déclarations des témoins ou bien de recherches effectuées par en 2018 par Cumero au sujet d’articles de presse de 2015, traitant de la découverte du corps de la victime. Les explications fournies par l’accusé ont été jugées peu crédibles et non concordantes. Le fait qu’elles aient évolué avec le temps a également été souligné par la cour. Les nombreux coups violents reçus en plein visage par Jeanette Katzenberg ont aussi été relevés comme des éléments constitutifs de la volonté de donner la mort.

En ce qui concerne la tentative de viol sur Véronique G., le fait que celle-ci ait relevé le modèle du véhicule et son immatriculation est souligné, tout comme le fait que la victime a formellement pu identifier Cumero.

La défense avait plaidé vendredi l’acquittement pour toutes les préventions, non reconnues par Cumero, sauf celle d’outrage aux mœurs, qui était reconnue par l’accusé.

Mardi matin, l’avocat général Servais requièrera au sujet de la peine à infliger à Styven Cumero, la défense plaidera au sujet de celle-ci, avant que la cour entre en délibération à ce sujet.