La cour d’assises de Namur a condamné ce mardi Xavier Van Dam à la réclusion à perpétuité et à une mise à disposition du tribunal d'application des peines pendant 15 ans pour l’assassinat, le viol et la séquestration de Wivinne Marion, le 1er novembre 2018 à Namur.

Plus tôt dans la matinée, l’avocat général Seminara, évoquant des faits innommables, avait demandé à la cour de ne retenir d'aucune circonstance atténuante à Van Dam, au vu de son absence de respect, d’humanité et au vu "de la sauvagerie sans nom" dont il avait fait preuve.

L’avocat général avait requis la perpétuité et une mise à disposition du tribunal d’application des peines de 15 ans, "une peine à la mesure de la gravité exceptionnelle des faits commis par l’accusé et de la douleur des proches de Wivinne Marion. Il ne lui a laissé aucune chance, il l’a assassinée, violée et séquestrée avec rage. Il ne respecte pas les autres et ne respecte pas la femme. Sa personnalité est inadaptée à la vie en société, il est dangereux, le risque de récidive est bien présent. La famille de Wivinne doit ressortir de cette salle avec le sentiment que justice a été faite."

La défense de Xavier Van Dam avait pour sa part demandé à la cour de ne pas condamner ce dernier à la réclusion à perpétuité. Me Closson invitait la cour à "ne pas tenir compte du monstre à mettre au bûcher", mais bien de l’être humain qui était face à eux. "Ceci, afin de ne pas ôter tout espoir de réinsertion et de remise en question" à son client, "afin de lui permettre de garder de l’espoir et des objectifs."

Me Toussaint demandait pour sa part à la cour, au vu de la qualification des faits, de prononcer une lourde peine, qui pourrait être de 30 ans, et accompagnée d’une mise à disposition de 15 ans du tribunal d’application des peines. "Cette formule permettrait à Xavier Van Dam de penser à sa réinsertion, d’entamer un suivi psychologique, ce que ne permet pas la réclusion à perpétuité, qui ne mène à rien, alors que d’autres solutions existent. Éviter la perpétuité serait pour lui une perspective d’espoir et de changement."

L'accusé avait enfin pris la parole : "Je présente mes excuses aux personnes que j'ai pu blesser par mon comportement. Je regrette amèrement ce qui a pu se produire il y a 3 ans".