Le parquet de Namur a requis jeudi jusqu’à 3 ans de prison à l’encontre de trois prévenus accusés d’attentats à la pudeur, d’outrages publics aux mœurs, de détention d’images pédopornographiques et de traitements dégradants.

Deux des prévenus auraient eu des comportements sexuels déplacés devant les 2 filles de l’un d’eux à Roly, en 2012. Un des deux hommes est accusé d’avoir commis un attentat à la pudeur sur le fils de son compagnon, alors âgé de 11 ans, lorsqu’il lui donnait le bain, alors que tous les deux auraient mis le même enfant nu à l’extérieur de la maison en guise de punition. Le principal prévenu aurait été l’auteur de plusieurs scènes d’exhibition en rue ou dans une carrière dans la région d’Andenne. Les 3 prévenus sont accusés de détention d’images à caractère pédopornographique.

Questionnés au sujet de ces faits, les membres du couple les relativisent, expliquent que l’enfant s’est retrouvé nu à l’extérieur de la maison suite à un jeu. Ils estiment que leurs comportements n’avaient rien de choquant, alors que celui qui est accusé de s’être exhibé, estime que les témoins, qui ne se connaissaient pourtant pas et ont dénoncé des faits différents, se sont trompés sur ses intentions.

3 ans sont requis contre l’auteur qui s’exhibait, alors que 18 mois sont requis contre le père de l’enfant victime d’attentats à la pudeur et de traitements dégradants. 12 mois sont requis contre celui qui doit uniquement répondre de la détention d’images à caractère pédopornographique.

Me Sine, conseil du premier, plaide un sursis probatoire pour son client, mettant en avant l’intelligence défaillante et l’enfance difficile de celui-ci. Le conseil du père de famille plaide l’acquittement pour les préventions d’outrages aux mœurs et de traitements dégradants et réclame la suspension simple du prononcé de la condamnation pour la prévention de détention d’images à caractère pédopornographiques. Le conseil du dernier plaide l’acquittement pour la même prévention, estimant que son client a fait l’objet d’une vengeance par dénonciation.

Jugement le 20 janvier.