Le prévenu conteste et estime que son enfant avait des comportements interpellants.

Les faits sont anciens (2012) mais trouveront néanmoins une issue pénale vers la mi-2020. L'auteur présumé, un Dinantais d'une trentaine d'années, est poursuivi pour des attentats à la pudeur commis sur sa propre fille de six ans. Selon celle-ci, il lui aurait demandé de lui embrasser le sexe un week-end durant lequel il en avait la garde. Ce qu'il a formellement contesté. "Je reconnais ne pas avoir respecté son intimité", explique le Dinantais. "Un soir en allant la mettre au lit, elle m'a posé une question sur la sexualité orale. J'en suis venu à imiter un cunnilingus mais je n'ai rien commis. Le lendemain dans le bain, car j'avais pris l'habitude de le prendre avec, elle a joué avec le jet de douche sur ses parties intime. Elle a également plongé deux fois la tête sous l'eau vers mon sexe. J'ai été terrorisé. Elle avait surement dû voir des scènes d'adultes quelque part."

La version de la petite fille est néanmoins différente. De retour chez sa mère, elle a indiqué avoir un secret avec son père mais qu'elle ne pouvait pas le dire, sinon il irait en prison. Elle s'est finalement confiée et, dans une audition vidéo-filmée, a précisé avoir "embrassé le zizi de son papa". Des déclarations faites avec ses mots, en détails, et avec des gestes. "Selon un rapport psychologique, son discours est crédible. Par ailleurs, son institutrice dit avoir remarqué un changement de comportement chez elle après ces faits. Le prévenu a d'abord tout contesté mais le test du polygraphe s'est révélé mensonger. Depuis, il donne cette version", a indiqué le parquet de Namur. 

Lors de ce test du polygraphe, le Dinantais a par ailleurs tenu des propos qui ont interpellés les enquêteurs. Il disait être amoureux de sa fille et qu'il la "reluquait nue", qu'il "l'imaginait nue, à 20 ans, courir autour d'une piscine." Il sera prochainement convoqué par l'UPPL (l'unité de psychopathologie légale) en vue d'éventuelles conditions probatoires auxquelles il serait condamné. Le parquet de Namur requiert quant à lui trois ans de prison avec sursis probatoire.