Cette année, on observe davantage encore d'activités nautiques sur la Meuse que les précédentes. Si cette évolution est considérée comme positive, le SPW Mobilité et Infrastructures tient à rappeler que l’accès à l’eau, la circulation sur le réseau et la pratique des activités nautiques font l’objet de règles bien précises. Le gestionnaire du réseau navigable invite les usagers à les respecter de façon à profiter au maximum de nos voies et plans d’eau.

1. La vitesse de navigation est limitée

Comme c’est le cas sur nos routes, la navigation sur le réseau navigable est soumise à des limitations de vitesse, différentes d’une voie d’eau à l’autre. Si la Meuse et le canal Albert peuvent être navigués à 15 km/h maximum, la vitesse de navigation sur la Sambre est limitée à 9 km/h. Toutes les embarcations motorisées sont tenues de respecter ces limites de vitesse et la Police de la navigation effectue régulièrement des opérations de contrôle.

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Certains tronçons du réseau navigable autorisent des vitesses supérieures. Ces endroits, appelés pistes vitesse, autorisent la pratique des hors-bords (avec ou sans ski nautique), des motos d’eau et/ou des jet skis y est autorisée avec une limite de vitesse maximale de 60 km/h. Ces zones et horaires ont été définis sur base de critères bien précis (largeur de la voie d’eau, densité de population…) afin de limiter les nuisances sonores vis-à-vis des riverains.

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2. N’accède pas qui veut aux écluses

Pour des raisons de sécurité, les écluses, ascenseurs et plan incliné sont accessibles aux embarcations capables de s’y amarrer. Un permis de circulation doit avoir également été obtenu auprès d’un bureau d’enregistrement du réseau. Dès lors, le franchissement de ces ouvrages concerne principalement les bateaux marchands, les bateaux de croisière et les bateaux de plaisance itinérants. Les embarcations légères de type canoë-kayak, aviron, stand up paddle, jet ski, moto nautique, float tube et petit bateau électrique ne peuvent franchir ces ouvrages.

3. Endroits accessibles aux activités nautiques non motorisées

La passe navigable, c’est-à-dire la partie de la voie d’eau réservée aux bateaux marchands et autres embarcations motorisées, n’est par définition pas accessible aux activités nautiques non motorisées. Si des dérogations à cette règle sont toujours possibles, elles ont fait l’objet d’une autorisation préalable délivrée par le SPW Mobilité et Infrastructures.

Certaines voies d’eau disposent d’un espace suffisant entre la passe navigable et la berge pour accueillir ces activités. C’est le cas de la Meuse, notamment. Pour en profiter, il y a toujours lieu de respecter les règles de sécurité (port du gilet, etc.) et des règles de mise de mise à l’eau (utilisation des rampes prévues à cet effet, etc.).

Les autres voies navigables à grand gabarit comme la Sambre ne disposent que de quelques endroits où des activités non motorisées sont possibles. En effet, sur ces voies d’eau, la passe navigable occupe toute la largeur du bief.

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4. La baignade, seulement aux endroits autorisés

Etant donné les températures annoncées, la tentation sera grande de vouloir plonger dans une des voies d’eau. Si la baignade est globalement interdite sur le réseau navigable et les lacs des barrages-réservoirs, certaines zones de baignade répondant à des critères précis de qualité de l’eau ont été définies. Celles-ci peuvent être localisées en consultant le site web http://environnement.wallonie.be/baignade .

En province de Namur, les seuls endroits où la baignade est autorisée actuellement sont Pont à Lesse, la Lesse à Houyet, Vresse-sur-Semois, Alle-sur-Semois et la Semois à Membre.