Anthony, un Jemeppois né en 1989 devait répondre d’une prévention de voyeurisme le 16 septembre devant le tribunal correctionnel.

Le 15 novembre 2017, il a placé un bic-caméra dans les toilettes des dames d’un restaurant de Jemeppe-sur-Sambre pour épier ce qui s’y passait. Le patron s’est rendu compte de ce qu’il se passait et a visionné les images. Au démarrage de la séquence vidéo, il a aperçu que c’était une personne qui avait la main bandée qui lançait l’enregistrement. L’auteur a donc été rapidement identifié. Mais le mal était fait : deux mineures de plus de 16 ans et une majeure avaient été filmées et… la vidéo avait été visionnée.

Interrogé suite aux faits, Anthony a expliqué qu’il était à l’époque dans une mauvaise passe, qu’il venait d’avoir un enfant et qu’il se trouvait dans une situation sur le plan sexuel au sein de son couple. Il se rendait alors dans le grenier pour visionner de la pornographie et, notamment, des vidéos de ce type. Le prévenu a depuis lors entamé une thérapie et se dit peiné d’avoir filmé les victimes. Il a depuis lors un deuxième enfant.

La victime majeure s’est constituée partie civile et réclame 5000 euros à titre principal. Son avocate expliquait : "Elle n’ose plus sortir et ne se rend plus dans les toilettes publiques. Quand ses enfants doivent y aller, elle les inspecte au préalable. Après les faits, elle est restée cloîtrée. Elle a souffert d’insomnies et d’un dérèglement hormonal."

Le substitut Gaublomme ne s’opposait pas à la suspension simple du prononcé de la condamnation, ce que plaidait le conseil du prévenu. Elle a été accordée au prévenu ce jeudi.