Namur

Elle représente les Masuis et Cotelis jambois et a pris place sur un mur de l'Espace Laloux

Non, l'art urbain ne se décline pas seulement à Namur ville et dans la corbeille. Alors que la fresque de Demis (collectif Drash) attend que la passerelle soit terminée pour être peinte sur le pignon de la villa Balat là, une nouvelle fresque vient d'être terminée à Jambes.

Sur un mur de l’Espace Laloux, le collectif bruxellois Farm Prod a réalisé une fresque dédiée à la Frairie des Masuis et Cotelis jambois. Influencés autant par l'art de la rue que par l'art contemporain, les artistes de Farm Prod ont mis en exergue des instruments de musique et des éléments typiques des costumes du groupe folklorique jambois dans un tableau très coloré.

Namur poursuit résolument sa démarche de street art. Fin août, c’est l’artiste bruxellois Nean du collectif Propaganza qui a été choisi lors de l’Appel aux murs pour apporter sa touche "photo-réaliste" sur une façade de la rue Sergent Vrithoff à Salzinnes tandis que le Namurois MrX a pris possession du MUR de l’ancien Pavillon du Tourisme au square Léopold pour une fresque éphémère.

A travers l’art urbain, l’objectif de la Ville est de favoriser l’essor culturel de Namur en créant une dynamique en matière d’évènements culturels et en favorisant l’accès à la culture pour tous par la mise en place d’outils variés. C’est ainsi que depuis 2014, la Ville a développé des projets artistiques tels que le Parcours Papier, Umbrella Sky Project, les Bijoux urbains de Liesbet Bussche...

A côté de ces œuvres éphémères, le street art est présent dans les rues de Namur à travers des projets "longue durée". Depuis 2015, plusieurs fresques urbaines ont été réalisées et viennent colorer les murs de la Ville : la fresque de l’artiste Eyes-B sur le mur de l’aile Eden (Maison des Echevins), "Des fleurs pour Namur" de Dan Brault réalisée en version monumentale par le collectif Propaganza (place de Québec), "Vive Nameur po tot" de Kahef sur le pignon de la résidence Baduelle (rue Basse-Marcelle), "Skills" conçue par le collectif namurois Drash sur un mur de l’école Henri Maus (côté rue Courtenay) ou encore "Chaos végétal" de Tamar Kasparian, qui a permis à l’art de s’épanouir dans le tout nouveau Jardin des Poètes. 

Cette année, outre le Graffitti Festival Pshitt, organisé en mai, trois nouvelles fresques ont éclos sur le territoire namurois.

Derrière l’Hôtel de Ville, une grande fleur entourée de personnages flottants égaye un pignon de la rue Namêche. Elle est l’œuvre de Mona Caron, une artiste muraliste, illustratrice et photographe qui impose ses couleurs aux quatre coins de la planète. Mona est originaire de Suisse et vit à San Francisco. Avec elle, la nature s’invite dans le monde urbain. Pour Namur, l’artiste a souhaité transmettre un sentiment d’accueil et de chaleur humaine. 

Boulevard Cauchy, un autre artiste d’envergure internationale, Leon Keer, a conçu une peinture monumentale sur un pignon des Archives de l’Etat. On y a voit l’envers (fantasmé) du décor : une vieille machine à écrire posée sous une lampe à côté d’une pile de cassettes VHS. D’origine néerlandaise, Leon Keer est réputé pour ses anamorphoses, ces œuvres en trompe-l’oeil qui donnent l’illusion de la 3D. 

Une fresque est encore prévue que le bâtiment de la Joie du Foyer (Hastedon). Le projet sera proposé aux votes du public via la plateforme participative comme celle qui a vu le jour à Salzinnes.