Namur

Elle s'adresse surtout aux touristes. Au total, ce sont 70 panneaux et 25 totems à vocation touristique et culturelle qui ont été installés.

Vous l’avez surement déjà remarqué, de nouveaux panneaux d’indication assez élégants ont émergé dans la corbeille de Namur ces derniers jours. Représentant les différents quartiers, ils permettent de s’y retrouver et surtout d’emprunter un itinéraire plus cohérent et parfois même insolite. Ces balises colorées indiquent la direction de chaque quartier namurois et des points d’intérêts s’y trouvant, elles s’inscrivent dans un projet d’uniformisation de la mobilité piétonne à Namur.

C’est une évolution qui fera lien avec le Système de Transport Intelligent (STI) qui devrait entrer en fonctionnement très prochainement: des panneaux à message variable sont en cours d'installation en périphérie, à la sortie des autoroutes et sur les itiénraires les reliant au centre-ville.


"Ces panneaux trilingues (français/néerlandais/anglais) ont été créés dans le but d’être compréhensibles par toute personne de culture ou de langue différente. L'ambition de Namur est en effet de s'ouvrir encore un peu plus à un public international", précise l'échevine du Développement touristique, Anne Barzin (MR). "Ces panneaux et totems feront découvrir de même les différents quartiers : le quartier Gare, le quartier Historique, le quartier Confluence, le quartier Université, le quartier Caserne", poursuit l'échevine de la mobilité Stéphanie Scailquin.

Les différentes balises proposent les tracés les plus accessibles en tenant compte de l’état de la voirie afin que les chemins soient praticables, sans soucis, par les personnes à mobilité réduite. L’accessibilité PMR est une dimension très importante du projet et un vrai souhait de la Ville, tant pour proposer un cheminement clair pour éviter les déplacements inutiles pour les PMR que de faciliter la lecture des inscriptions pour les personnes déficientes visuelles, mais aussi en suggérant un cheminement continu pour que les malentendants ne doivent pas demander leur chemin.

Les balises ne renseignent donc pas forcément le trajet le plus court. "Nous avons voulu faire découvrir les curiosités de la ville au travers de petits détours et les tracés tiennent aussi compte de l'état des voiries ou de la densité du trafic routier", souligne Anne Barzin en citant l'exemple du trajet Hôtel de ville vers la gare préférant la rue des Carmes et ses façades Art Déco à d'autres rues.

Quant au futur nid ou aux nouveaux parkings en projet ou en construction, ils ne s'y trouvent pas encore. "La signalétique sera ajustée en fonction de l'évolution du territoire. Le dispositif a d'ailleurs été conçu pour que toutes les informations soient facilement modifiables", conclut Stéphanie Scailquin.

Le budget alloué à cette nouvelle signalétique s'élève à 240.000 euros, dont 80.000 euros subsidiés par le Commissariat général au Tourisme et 16.000 à charge de la ville.