Deux personnes auraient interpellé les auteurs d'un trafic de drogue. La dispute a dégénéré dans la rue avec des couteaux, un panneau de signalisation et divers objets.

Le parquet de Namur relate une bagarre sur fond de stupéfiants derrière la gare de Namur mercredi en début de soirée. Cinq personnes sont impliquées et la victime est encore à l'hôpital en attendant un bilan neurologique.

Le différend semble avoir été initié par deux frères. Ils se disent énervés par le trafic de drogues auquel se livrent trois autres personnes, explique le parquet de Namur.

Mercredi soir, les frères décident d'aller trouver un membre du trio de dealers présumés à son domicile. Pour faire cesser le trafic dans leur quartier, disent-ils. La dispute a probablement démarré à l'intérieur. La bagarre s'est poursuivie dans la rue. Et des personnes supplémentaires, les deux autres membres du trio, sont venus au secours du dealer présumé qui s'est fait salement amocher.

Coups de poings, coups de pieds à la tête: l'homme incriminé a été emmené à l'hôpital en ambulance. Verdict: beaucoup d'hématomes et une incapacité de travail de 15 jours. Ce jeudi matin, il était toujours encore en observation, sous la surveillance de la police.

Des couteaux ont été sortis et utilisés dans les deux camps, un panneau de signalisation et d'autres objets ont servi pour attaquer ou se défendre dans cette bagarre, relatent des personnes du voisinage. Plusieurs riverains ont assisté à la scène immortalisée par des caméras de surveillance.

Les quatre autres personnes ne sont pas blessées ou sont légèrement blessées et ne nécessitent pas de prise en charge médicale. Les 5 intervenants sont apparemment tous connus défavorablement de la police ou de la justice. Le parquet de Namur a décidé de présenter au juge d'instruction ce vendredi matin les deux personnes qui ont rendu visite au prétendu dealer.

La personne hospitalisée restera en observation. "Ses jours ne sont pas en danger, mais son état est assez sérieux que pour que les médecins le gardent encore quelques jours pour être rassurés quant aux conséquences des blessures à la tête", précise le substitut de garde à Namur.