Nous évoquions dans nos éditions de ce mercredi et sur la présente page web les propos de Ameline Simon, une dame qui dénonçait la situation vécue, selon elle, par certains migrants vivant dans des conditions inhumaines, notamment suite au désengagement du collectif S13. "Il y a notamment deux enfants de six et deux ans ainsi qu’un bébé de six mois. Trois femmes sont enceintes, dont une de six mois", expliquait-elle à notre journaliste.

Les membres du Collectif S13 tiennent à porter les informations suivantes à nos lecteurs:

  • La salle Emile Fraipont, ouverte et gérée par le Collectif S13 de Spy pour accueillir une quinzaine de migrants depuis plus de 3 mois, 7 jours sur 7 et 24h sur 24, a effectivement été fermée le mardi 15 décembre (il y a juste une semaine, hier – et pas deux semaines comme le prétend le sous-titre de l’article).

  • Cette fermeture était la conséquence de plusieurs faits :

    • Deux bagarres entre migrants : une dans la nuit du samedi 12/12 et une autre dans la nuit du lundi 14/12.

    • Suite à la première bagarre, 5 migrants, alcoolisés et déclencheurs des hostilités, ont été exclus des lieux d’accueil du Collectif et renvoyés sur le camp à proximité de l’autoroute.

    • Ils ont été rejoints par deux autres migrants lors de la bagarre du 14/12, ce qui a porté à 7 le nombre de migrants exclus, un d’entre eux nous ayant finalement été confirmé comme le passeur et chef de bande d’un racket organisé sur le camp.

    • Suite à ces bagarres, effrayés par la violence des 7 lascars et révoltés par le racket qu’ils exercent sur le camp, 6 autres migrants ont décidé de quitter Spy et d’aller tenter leur chance ailleurs.

    • Enfin, les 3 migrants qui ont été molestés dans la nuit du lundi au mardi (un ayant même été emmené en ambulance à l’hôpital suite aux coups qu’il a reçu) ont été recueillis par une bénévole du Collectif afin qu’ils puissent prendre le temps de se remettre de cette rixe.

  • Le mardi 15 décembre après-midi, constant qu’aucun migrant ne se présentait à l’accueil, les bénévoles et responsables du Collectif ont décidé que les accueils ne seraient pas organisés les prochains jours, et ce jusqu’à l’arrivée de nouvelles personnes à aider.

  • Depuis 8 jours, le responsable d’un autre Collectif basé à Gembloux a réalisé plusieurs passages sur le camp de Spy pour vérifier combien de personnes étaient présentes. Il n’a non seulement vu AUCUN nouveau (seuls 4-5 des 7 migrants exclus des accueils du S13 ont été aperçus), mais il n’a également JAMAIS vu de femmes, ENCORE MOINS de femmes enceintes ou de bébés.

  • Ces propos, tenus par Ameline Hody, sont calomnieux, et ont été tenus, selon nous, pour discréditer le Collectif S13 avec qui elle n’est pas en bon termes.

  • Dès que de nouvelles arrivées seront confirmées sur le camp en bordure d’autoroute, le Collectif S13 reprendra ses missions humanitaires d’aide aux migrants, missions pour lesquels il a d’ailleurs été reconnu par la Commune de Jemeppe-sur-Sambre ainsi que par la Ministre Morreale.

Dont acte.