Namur À quelques jours de la date butoir dans le dossier du déménagement de Dubail, le collectif Laisse pas ton Beez bat le rappel.

Le projet de déménagement de l’entreprise Dubail (centre de démolition et de recyclage des métaux ferreux et non ferreux situé depuis soixante ans à Bouge), on en a largement débattu au conseil communal et dans la presse.

Et pour cause, les riverains se sont constitués en collectif et se sont manifestés en masse lors de l’enquête publique. Aujourd’hui, à une semaine de la date butoir à laquelle le ministre doit communiquer sa décision (le permis a été refusé à Dubail, qui veut aller jusqu’au bout des voies de recours), le collectif Laisse pas ton Beez tire de nouveau la sonnette d’alarme. Même si le rapport de l’administration a tendance à suivre ses inquiétudes et recommande au ministre de pousser plus loin l’étude, sur le bruit notamment, il craint fort de voir l’entreprise de démolition et de traitement des métaux autorisée à s’installer.

Le ministre doit communiquer sa décision pour le 20 février et rien ne filtre jusqu’ici.

"On peut se dire que ce n’est pas très grave car on vit déjà à proximité du chantier naval, mais si on ajoute les nuisances liées aux activités de Dubail, ce ne sera plus vivable", argumente Frédéric Bovesse, le porte-parole du collectif.

Le bruit. "L’entreprise sera ouverte de 7 heures à 19 heures et ses machines fonctionneront en continu. Même en construisant un mur de 7 mètres comme proposé, ça n’ira pas mieux. Non seulement les maisons sur les coteaux ne seront pas protégées. Mais le bruit du train sera répercuté alentours. Même l’administration recommande une étude sur le bruit avant toute décision dans ses conclusions", note-t-il.

L’amiante. Même si le stockage ne pose pas forcément de problèmes, la manipulation de ces déchets décriés et d’autres substances toxiques fait peur. "On sait qu’il y aura une partie des substances qui volera dans les airs, cela n’est pas sans nous inquiéter" , renchérit-il.

Le charroi. Malgré la présence de la Meuse, qui devrait en absorber une partie, pour l’évacuation en tout cas, "il sera bien présent et nous le subirons puisque les particuliers et les professionnels viendront bien les amener par route, eux" , souligne celui qui fait remarquer que, si le site ouvre à 7 heures du matin, les nuisances sonores et vibratoires débuteront dès 6 heures ou 6 h 30 pour les riverains.

Magali Veronesi