En date du 26 novembre 2020, la SPRL Artem, qui exploite le restaurant “Le Belvédère” à Lustin, a introduit une demande de permis d’urbanisme consistant en plusieurs interventions :

  •  l’ajout d’un volume de liaison comprenant une cage d’escalier, un ascenseur ainsi que des sanitaires ;
  •  l’ajout de deux logements destinés à la résidence des deux exploitants de l’établissement 
  •  l’aménagement du parking avec des modifications de relief du sol (demande de régularisation).

Conformément aux règles en vigueur, la Commune a sollicité l’avis de diverses instances et a organisé une annonce de projet ayant pour but de récolter l’avis de la population.

« L’annonce de projet a suscité quelque 125 réactions défavorables, formulées pour la plupart par des habitants du centre de Profondeville qui craignent une dégradation du paysage », explique Bernard Dubuisson, l’Echevin de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire.

« Suite à ces avis et réactions, le demandeur a produit une note de motivation complémentaire relative à la végétation sur l’éperon rocheux, ainsi qu’une note visant à répondre aux remarques émises dans le cadre de l’enquête publique et une pétition de soutien. »

Dans le rapport de synthèse, le Collège communal de Profondeville fait part de son avis défavorable, et estime que le demandeur doit modifier son projet sur plusieurs points pour rencontrer les objections soulevées lors de l’enquête publique et les avis des instances.

« Le Collège cherche à réaliser une difficile synthèse des enjeux en présence. Il entend les réactions défavorables de la population, tout en estimant que le Belvédère, établi sur les Rochers de Frênes depuis un siècle, nécessite des investissements indispensables pour en améliorer l’aspect et la qualité de l’accueil du public. »

Plusieurs des modifications demandées sont destinées à minimiser l’impact visuel du projet et, par là, à préserver la qualité paysagère du site, une qualité chère aux yeux de la population comme du Collège communal.

« Comme le prévoit le CODT, sur base du rapport du Collège établi ce 24 mars, il revient au Fonctionnaire délégué de remettre un avis conforme sur la demande. Suite à quoi, le dossier reviendra à la Commune pour décision vers la mi-mai. Dans l’intervalle, le CODT prévoit également que le demandeur dispose de la faculté de modifier son projet et présenter des plans modificatifs pour répondre aux objections du Collège. »