Le bourgmestre de Gembloux ne devra pas céder son mayorat pour siéger au Parlement wallon

Benoit Dispa était jusqu’ici à la fois bourgmestre de Gembloux et député fédéral. Un cumul autorisé qui ne va pas de soi au Parlement wallon où il vient d’être élu. "Pour cette assemblée un décret prévoit qu’il ne peut y avoir cumul de mandat exécutif communal et régional que pour 25 % de chaque liste", explique l’élu CDH. 10 élus cela signifie 2 personnes qui peuvent cumuler.

Selon le décret de 2012, le critère de priorité à appliquer ce sont les candidats avec le meilleur taux de pénétration, à savoir le rapport entre le nombre de leurs voix de préférence et le nombre de suffrages exprimés dans leur circonscription. Au sein du CDH, il s’agissait de René Collin (échevin empêché à Marche), Anne-Catherine Goffinet (échevine à Arlon), Christophe Bastin (bourgmestre d’Onhaye) et Benoît Dispa (bourgmestre de Gembloux), donc.

Les deux députés luxembourgeois ayant annoncé qu’ils allaient se consacrer entièrement à la région, ce sont Christophe Bastin et Benoît Dispa qui ont pu cumuler leur mayorat et leur siège à Namur. "Christophe Bastin a été fixé avant moi car son taux de pénétration était meilleur. Moi, c’était plus incertain : cela dépendait de la position de René Collin", explique Benoît Dispa, soulagé lorsqu’il a appris lundis soir qu’il n’aurait pas à choisir.

Ce cumul, certains le lui reprochent. Il s’en explique. "Je viens d’être réélu pour la 3e fois comme bourgmestre. c’est la confirmation d’une relation de confiance. La gestion locale est pour moi là où on est le plus efficace. C’est un mandat valorisant, le plus beau d’après ceux qui ont pu en exercer plusieurs. Cette expérience locale mérite d’être prise en considération dans d’autres niveaux de pouvoir. On n’a pas la même vision des choses quand on a un ancrage local. Pouvoir enrichir les débats parlementaires de cette expertise locale, c’est vraiment important même si des limitations se justifient sans doute."

Magali Veronesi