Namur Un an après avoir remporté les élections avec JEM,  la bourgmestre Stéphanie Thoron dresse l’état des lieux.

Désignée bourgmestre en 2012, Stéphanie Thoron est renvoyée dans l’opposition en cours de mandat suite à la défection d’une élue. Trois ans plus tard, elle revient par la grande porte, forte d’une majorité absolue conquise par sa liste JEM. "On a retrouvé Jemeppe dans le même état que nous l’avions déjà trouvée en 2012. Alors que nous avions lancé des tas de projets, tout était revenu en l’état précédent. L’ancienne majorité avait beaucoup thésaurisé mais n’avait pas effectué bon nombre d’entretiens nécessaires. Les dossiers de la piscine et du hall sportif n’avaient pas avancé. Nous avions réorganisé, apporté un souffle nouveau mais tout a été déstructuré", explique la bourgmestre. Elle se dit triste, frustrée du temps perdu. Mais en un an les choses ont évolué. "L’équipe a organisé plusieurs réunions citoyennes pour élaborer le plan stratégique transversal qui a été présenté il y a peu. "

Au sein de la majorité, plusieurs groupes de travail se penchent sur des choses très concrètes. " Un organigramme a été mis en place dans l’administration. On étudie tout ce qu’il faut faire au niveau de la piscine. Nous allons rénover le hall des travaux et y créer des locaux plus agréables. Nous avons mis sur pied un plan d’investissement communal ambitieux, entre autres choses ."

Une réflexion globale sur l’avenir de la zone de police a également été lancée. " Depuis quelques mois, la zone se porte bien, avec une bonne dynamique. On voit plus de policiers dans les rues et des vélos ont même été acquis ", explique la première dame de Jemeppe, qui annonce également quelque chose qui va ravir bon nombre de policiers. " Je ne peux pas en dire beaucoup pour le moment. Le commissariat de police actuel ne permet plus à nos policiers de travailler dans les conditions de confort normales. Nous avons étudié diverses solutions, avec leurs avantages et inconvénients, et je peux vous dire qu’un nouveau commissariat va voir le jour ." La bourgmestre n’en dira pas plus. Mais, de source généralement bien informée, nous pouvons déjà dire qu’en fait ce sera un bâtiment de Moustier qui sera entièrement rénové.

Un job 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 !

Jusqu’à il y a quelque mois, Stéphanie Thoron était encore députée. Mais elle avait promis de ne pas cumuler si elle était désignée bourgmestre, et si elle s’est bel et bien présentée sur la liste MR lors des élections fédérales, c’était uniquement dans le but de soutenir celle-ci.

Aujourd’hui, même si elle ne doit plus se rendre à Bruxelles régulièrement, elle a l’impression de travailler plus. " Je suis à plein temps à l’administration de Jemeppe. J’y viens chaque jour. Bourgmestre, c’est un job où il faut être disponible sept jours sur sept, 24 heures sur 24. On peut être appelé à n’importe quel moment pour un accident, on est interpellé sans cesse par des gens pour de petits ou de gros soucis, on est sollicité pour des conseils… On appartient aux citoyens, en fait ! " Elle ne s’en plaint pas. Par contre, il lui arrive de fulminer sur les lenteurs des procédures : "Di fficile de faire bouger les choses rapidement !"