Bernard (prénom d’emprunt), comparaissait lundi devant le tribunal correctionnel de Namur pour des faits de harcèlement et des menaces commis sur son ex-compagne entre 2019 et 2020. Lui et sa victime ont passé 19 ans ensemble, et deux enfants sont nés de cette union.

Si les premières plaintes ont été déposées sur le tard, au moment de la séparation, en 2019 l’agressivité et la violence ont émaillé la vie du couple, rythmée par la consommation d’alcool du prévenu. Celui-ci a été jusqu’à menacer de mort (« un bain de sang ») sa compagne et ses enfants, qui sont traumatisés par les scènes vécues et confiés à la garde unique de leur mère. Les 3 victimes sont suivies aujourd’hui psychologiquement, les enfants n’ont plus vu leur père depuis 2 mois et demi.

Le substitut Mascart requiert une peine de 10 mois de prison assortie d’un sursis probatoire incluant un suivi des problèmes d’alcool et de violence. « Le prévenu a un problème d’alcool, il se targue d’être bipolaire, d’avoir des bouffées délirantes. Il se complaît, se justifie. 6 plaintes ont été déposées, ses enfants ont été impactés par ses comportements, ils ont peur de revoir leur papa. »

Le conseil du prévenu plaide une suspension, éventuellement probatoire du prononcé de la condamnation. « Il est bien bipolaire et a des problèmes psychologiques graves. Il est son premier bourreau. Il suit un traitement psychologique et médicamenteux, ne boit plus d’alcool. Il est en train de se stabiliser. »

Jugement le 27 juin.