Thierry Bodlet nous avait annoncé qu’il rencontrerait les membres restants de la majorité ce vendredi ou ce samedi. Il a finalement réuni ceux de la liste ID ! hier sur le coup de midi. Une réunion à laquelle les élus de la liste Dinant avec qui ils forment toujours une courte majorité (Robert Closset, Laurent Brion et Alex Miskirtchian) n’étaient pas conviés. Il nous revient que Thierry Bodlet et Lionel Naomé ont été désignés pour trouver la meilleure solution. Pour ID !, il n’y en a pas 36. Il faut se tourner vers la LDB pour obtenir une majorité confortable. C’est d’ailleurs cette solution que Lionel Naomé a mise en avant jeudi auprès de nos confrères de Ma Télé, prônant la stabilité et une assise confortable de 18 sièges sur 23. Cela voudrait toutefois dire que Thierry Bodlet resterait bourgmestre. Reste à voir comment l’idée sera accueillie au sein de la LDB qui, rappelons-le, avait voté une motion de méfiance à son égard en 2015. "On n’est pas maître du jeu. Des contacts sont pris tous azimuts. La LDB est en position de force", nous dit-on encore chez ID !.

En effet, si la LDB peut discuter avec Thierry Bodlet et Lionel Naomé pour former une majorité, elle peut aussi se tourner vers les socialistes démissionnaires et Robert Closset pour obtenir une majorité de 14 sièges.

Bien au-delà de toutes les tractations, le conseiller Omer Laloux (cdH) plaide quant à lui pour un retour à une déontologie politique. En pointant notamment du doigt le départ d’Axel Tixhon. En tout cas dans la manière. "Il aurait dû préparer sa démission. Déjà en nous l’annonçant en interne pour qu’on puisse envisager le futur. On a été mis devant le fait accompli et ça a ensuite été le foutoir car tout le monde voulait être bourgmestre." 

Omer Laloux pointe aussi du doigt l’opposition, qui serait à l’origine de ce climat détestable qui règne à Dinant. "Ce climat politique pourri, il est là depuis qu’il y a eu la main mise de Richard Fournaux qui avait une manière très people de gérer la ville en promettant des logements et d’autres choses à tout le monde. Axel Tixhon avait, lui, une méthode plus déontologique. Depuis le début de la législature, la LDB a matraqué, matraqué et encore matraqué la majorité. C’était sans arrêt. Habituellement, il y a toujours une période un peu plus creuse ou on laisse les gens travailler. Ici, ça n’a pas été le cas." Pour lui, il est temps "d’enterrer la hache de guerre". 

Faut-il y comprendre que la meilleure solution serait celle de négocier avec la LDB ? "Avec 9 sièges pour nous en 2018 et 9 sièges pour eux, c’était en tout cas la volonté des électeurs", termine-t-il.