Namur L’échevine Stéphanie Scailquin veut réunir les directions d’écoles en table ronde.

Il y a quelques jours, Namur s’est illustrée en devenant la ville wallonne la plus embouteillée au cours de l’année 2018, dépassant Liège selon le classement de Tom Tom.

Les explications ? Des chantiers à répétition. Mais aussi la topographie de la capitale wallonne avec son réseau routier en étoile qui converge vers le centre-ville et ses cours d’eau qui contrarient la mobilité.

Pour l’échevine de la Mobilité, ce sont les écoles qui amènent le nombre le plus important de voitures à Namur. "C’est sûr et certain. Il suffit de voir avec quelle facilité on circule lorsque les écoles sont fermées : c’est le jour et la nuit", observe-t-elle.

Des prises de conscience doivent avoir lieu et des solutions sont notamment à trouver du côté des écoles. "Heureusement, certaines directions et certains conseils des élèves ont pris la mobilité à bras de corps comme à Erpent ou à Champion où l’on organise des réunions conjointes toutes les 6 semaines et où on est attentif aux demandes", souligne-t-elle.

Tout récemment, la Ville a procédé à des aménagements jugés nécessaires pour améliorer la mobilité. "On a installé notamment les plots qui sécurisent les cheminements de manière à ce que les parents laissent aller leurs enfants à pied de plus loin, des dépose-minute, des passages pour piétons. On est en train de réfléchir à créer d’autres cheminements plus éloignés… Il n’y a pas de miracle du jour au lendemain, mais on observe que ça évolue positivement. Il y a aussi plus de jeunes qui viennent en vélo", t émoigne l’échevine.

Sont envisagés, toujours à Champion, des cheminements plus longs afin que les élèves puissent venir à pied de plus loin et ainsi éviter le trafic lié aux voitures des parents.

"Il faut capitaliser sur les marches pour le climat, même si je n’aime pas ce terme. Ce sont les jeunes qui sont parfois à l’initiative de ces prises de conscience et qui vont conscientiser leurs parents sur la mobilité douce."

Stéphanie Scailquin entend, dès la rentrée, organiser des tables rondes pour que chaque école, entreprise ou collectivité puisse entendre, s’inspirer et éventuellement partager des solutions de mobilité.

Magali Veronesi