Namur 15 ans qu’elle s’est lancée dans l’écriture… Elle nous présente La Quatrième fée.

La Namuroise Brigitte Guilbau n’a pas sa langue en poche. Sa plume non plus. De la même manière qu’elle fait vivre ses cours de manière passionnée et passionnante aux étudiants de l’ITCF Henri Maus (Eghezée et Namur), elle emmène le lecteur dans un style et un univers différents à chaque fois. "Je n’aime pas les conventions et j’aime explorer quelque chose de différent à chaque fois, que ce soit dans le sujet abordé ou le style : du thriller à la poésie en passant par le roman métaphysique… La seule constante, c’est que j’aborde des sujets graves de manière légère" , sourit-elle. Un peu comme dans la vie où elle manie un humour corrosif et un sens de la dérision décapant.

Son neuvième livre, La quatrième fée, vient de sortir chez Lilys Editions. La trame lui a été inspirée par un voyage. "Je suis allée au Vietnam l’an dernier et on m’y a raconté une légende", confie Brigitte Guilbau qui revient d’une île grecque où elle a passé un mois à garder des chèvres.

"C’est l’histoire de trois fées. La première veille sur l’embryon, le fœtus et la mère pour leur donner force et vigueur pendant la grossesse. La deuxième fée s’occupe de la naissance pour que la mère soit libérée rapidement et que l’enfant vienne au monde en bonne santé. La troisième apparaît quand vient l’heure de mourir : elle nous aide à passer la porte vers ce monde que l’on dit meilleur, à nous donner le courage et à nous apaiser."

Sur ce, Brigitte l’inventive s’est demandé ce qu’il arriverait si une quatrième fée venait faire trébucher cette troisième fée et que le passage dans l’au-delà ne se passe pas aussi facilement que prévu.

À travers les personnages de Natasha et sa fille Chelsea, Brigitte Guilbau ne raconte pas un conte de fées (elle n’y croit pas, encore moins au prince charmant). Elle évoque un accident subit et ses conséquences dramatiques : le coma et le don d’organes à travers une maman déchirée qui ne veut pas laisser partir sa fille. Mais surtout, elle creuse tout l’éventail des émotions qui traversent les proches des donneurs potentiels lorsque ceux-ci n’ont pas laissé d’instructions précises. Le tout avec émotion, beaucoup de sourires et sans pathos.

À découvrir et à commander dans les bonnes librairies namuroises. Séances de dédicaces à la rentrée : on vous tient informés.