NAMUR

66 ans plus tard, Namur se souvient, ce jour, de cet épisode noir de la guerre

COMMÉMORATION 18 août 1944. Ce jour-là, l’aviation américaine avait pour mission de détruire le pont de Luxembourg. C’est que deux mois après le débarquement du 6 juin, les Allemands sont en déroute vers l’Est. Et il faut anéantir cette Wehrmacht en débandade.

Nombre de ponts et ponts-rails sur la Meuse sont empruntés par des convois de l’ennemi. Sept d’entre eux doivent donc être détruits : à Yvoir, Namur, Huy, Seraing, Liège, Visé et Maastricht.

17 h 04. Les appareils, ces fameux bombardiers lourds quadrimoteurs – les Forteresses volantes- quittent le territoire anglais. 18 h 12 : 213 bombes sont larguées sur la ville. En 21 minutes, les trois vagues d’attaques successives détruisent le centre-ville. Namur est dévastée. Le quartier Saint-Nicolas paye le plus lourd tribut.

Résultats : près de 350 victimes, dont certaines n’ont jamais été retrouvées, outre des centaines de blessés. Comme de coutume, les rescapés et témoins de cette tragédie qui a frappé toute une génération participeront aux cérémonies commémoratives, au cimetière de Belgrade et dans le quartier St-Nicolas en présence des autorités communales, provinciales et du comité régional de l’Union royale des invalides civils de guerre, veuves, veufs et ayant droit.

À 18 h 12, le clairon retentira devant le mémorial sur le parvis de l’église Saint-Nicolas, avant une messe suivie d’une réception salle Arthur Masson. Pour que l’Histoire et ses enseignements ne s’évanouissent pas. Hasard du calendrier, ce 18 août, la Ville de Namur présentera Namur à l’heure allemande 14-18 reprenant deux expositions, un colloque et des projections cinéma.

Ainsi, dès ce 23 août, la place d’armes accueillera une exposition qui confronte des photographies prises au début du 20e siècle et en 2010. Des étudiants de l’Iata ont examiné des clichés d’époque, ont retrouvé les lieux et les ont re–photographiés.



© La Dernière Heure 2010