Une pétition de 503 signatures et 334 réclamations étaient venues nourrir le dossier relatif aux futurs aménagements de la carrière de Beez. Cela faisait suite à la demande de permis unique introduite le 23 décembre 2021 par la SA Cimenteries CBR, filiale de la société Sagrex, pour le renouvellement de l’exploitation de la carrière actuelle (85 ha) mais également une extension de la zone d’exploitation de 3,60 hectares vers l’est. Une opposition massive derrière laquelle s’était retranchée la Ville de Namur, en cours de procédure. "Après avoir pris connaissance des avis négatifs des services communaux du cadre de vie, des voies publiques et du développement territorial, le Collège communal en sa séance du 12 avril 2022, a remis également un avis défavorable aux fonctionnaires délégué et technique de la Wallonie, autorité compétente pour ce type de dossier" , explique Stéphanie Scailquin (Les Engagés), échevine en charge de l’attractivité urbaine. La principale motivation de cet avis défavorable est le rapprochement de l’exploitation des premières habitations et la réduction de la zone tampon, précise l’échevine. Ce qui engendrerait "une augmentation des nuisances subies par les habitants de Beez et un impact paysager majeur avec l’étêtement du massif forestier et rocheux" .

Malgré les réticences communales, les fonctionnaires technique et délégué se sont prononcés, le 19 mais dernier, en faveur du projet défendu par Sagrex. Le permis octroyé est cependant assorti d’une série de conditions à respecter. Elles concernent des mesures de sécurité, le maintien d’une zone tampon suffisante, des aspects liés à la biodiversité et à d’éventuelles recherches archéologiques ou encore sur les eaux souterraines et les rejets dans l’air.

La Ville a d’ores et déjà fait part de son intention d’introduire un recours contre la décision. "Le Collège communal (NDLR qui s‘est réuni ce mardi) se joint aux riverains inquiets et refuse l’augmentation manifeste des nuisances à venir." L’introduction de ce recours auprès des ministres de tutelle, Céline Tellier (Écolo) et Willy Borsus (MR), suspend le permis tout juste octroyé.