Des devoirs d'enquête supplémentaires ont été demandés.

La chambre du conseil de Dinant a reporté sine die, lundi, le dossier concernant des fraudes suspectées autour de l'adoption d'enfants congolais par des Belges, en raison du fait que des demandes de devoirs d'enquête complémentaires ont été déposées, a indiqué Eric Van der Sypt, porte-parole du parquet fédéral. Dans ce dossier, le parquet soupçonne que cinq adoptions d'enfants congolais par des couples belges ont été effectuées de manière frauduleuse. La dénommée Julienne Mpemba est particulièrement soupçonnée de trafic d'êtres humains.

Sept fonctionnaires de la Communauté française sont également soupçonnés. Il leur est reproché d'avoir fermé les yeux sur des manipulations frauduleuses de dates de naissance et de photos d'enfants. En outre, ces enfants n'étaient pas du tout orphelins. Julienne Mpemba, une Belgo-Congolaise de 41 ans provenant de Namur, est la principale suspecte dans ce dossier. Elle entretenait des contacts jusqu'aux plus hauts niveaux politiques en République Démocratique du Congo et à la Communauté française en Belgique. Elle est suspectée de trafic d'êtres humains. Elle a laissé entendre qu'elle avait livré trente à quarante orphelins à des parents adoptifs en Belgique et aux États-Unis. In fine, la chambre du conseil de Dinant décidera de renvoyer ou non les suspects devant le tribunal correctionnel